lundi 15 août 2016

Nuit de l’indépendance du Bénin à Paris



BENIN-DIASP’ACTIVE crée l’évènement 
  
Les rideaux sont tombés sur la 1ère édition de la Nuit de l’indépendance du Bénin à Paris le dimanche 31 juillet 2016 à l’hôtel de ville de Rosny-Sous-Bois sous les regards admiratifs  des participants et autorités de haut. Des présidents et membres d’associations de la Diaspora France-Europe ont honoré de leur présence cette messe annuelle de la célébration du 56é anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté nationale et internationale.

La nuit de l’indépendance du Bénin à Paris est une initiative  de Aziz ADJAKPE, président de l’association des jeunes de la Diaspora dénommée ‘’Bénin-Diasp’Active’’, avec la collaboration de l’Agence de communication Tam-Tam d’Afrique de Me Aziz ABDOULAYE. Le patron de l’institut DY Touch de Dine AKINDES a apporté sa touche particulière à l’évènement. Tout ceci sous le haut parrainage de Romain da Costa, haut fonctionnaire de Rosny-Sous-Bois et Président de l’ONG Amitié Développement Bénin (ADB).
Plusieurs artistes dont  Géo ‘Almeida, Prince Rambo, Molare Cash Money et Princesse du Bénin, Laurent HOUNSAVI, KiriKanta, Sêssimê, la camerounaise Ervy MELLE, sans oublier le groupe Gbêdiga avec les zangbétos, les égunguns ont pris part à cette nuit de l’indépendance.
La particularité de l’évènement, a été  le prix de mérite décerné par l’Association Bénin-Diasp’Active aux meilleurs de la Diaspora et un certificat de participation à tous..
La nuit du Bénin à Paris a été marquée par la présence des autorités de l’ambassade, la Vice-Consul Nissima KEREKOU, les autorités de l’Unesco, sous l’œil vigilant des médias et de Patapapara photographie, le chasseur d’images de la Diaspora en région Parisienne et l’Europe.
Pari réussi pour le Comité d’organisation qui a fait preuve de courage et de détermination. L’évènement est organisé sur fond propre, c’est-à-dire sans le soutien des autorités béninoises ni le ministère de la culture du Bénin malgré les appels de pied.  Alors que tout juste à côté dans la même ville de Paris la semaine culturelle du Bénin se tenait et est financée à des millions aux frais du contribuable et dont l’entrée au concert coûtait 25Euros comparativement à ceux de Bénin-Diasp’Active qui était à 20Euros donnant droit à un rafraîchissement.
Le souhait des uns et des autres est que les meilleures initiatives comme celles-ci bénéficient de beaucoup d’attention de la part des autorités.
Le rendez-vous est pris l’année prochaine pour une deuxième édition avec beaucoup d’innovations.

L.T. 

Aziz Adjakpè et deux invitées à cette nuit 



jeudi 11 août 2016

A la découverte du Top Model Ulysse Freitas



Fierté du Bénin et de la Suisse
Ulysse Freitas est un jeune mannequin  bénino-suisse qui fait parler de lui en Europe. Il est depuis plusieurs jours au Bénin, pays d’origine de ses parents, où il a pris part au forum Bénin-Suisse en tant qu’observateur. Nous l’avons rencontré et le jeune top model qui prépare actuellement son bachelor à la Haute Ecole de Travail Social en Suisse, nous parle de ses concours remportés, de ses ambitions pour la Suisse et le Bénin.
Issu d’un père originaire de Porto-Novo et d’une mère de Lokossa, plus précisément de l’arrondissement de Houin, Ulysse Freitas est né en Suisse à Genève et a fait ses premiers pas dans ce pays. Depuis son enfance, ce digne fils du Bénin a eu un intérêt pour le sport , notamment l’athlétisme et le Handball. A côté des études, Ulysse Freitas avait envie de faire autre chose. C’est alors qu’il s’est lancé dans le mannequinat, surtout avec ses atouts physiques. En 2013, il participe au concours Miss-Mister de la Suisse et  décroche le 1er prix, parmi de nombreux candidats. L’année dernière, le bénino-suisse était présent au concours de mannequinat Top Model européen qu’il a gagné en Belgique. Toujours en 2015, Ulysse Freitas a représenté la Suisse au Men Modèle Univers. A cette compétition, il a remporté le 2e prix derrière un hollandais. Depuis ces concours, le jeune a pris des contacts et s’est créé son réseau. Il poursuit actuellement ses études tout en faisant le mannequinat. Dans le même temps, Ulysse travaille dans un hôpital de psychiatrie en Suisse en tant qu’éducateur. Le natif de Genève rêve de conquérir les Etats-Unis d’Amérique où il pense  démontrer tout son savoir-faire dans le mannequinat. Ulysse Freitas se dit persuadé parce qu’il trouve qu’il a sa place là-bas. Le top model a plusieurs autres projets et nourrit de nobles ambitions. Il pense contribuer au développement de son pays. 


Louis Tossavi     


mardi 9 août 2016

Transformation du département des Arts de la Flash de l’Uac en INMAAC



Un Workshop expérimental   pour le rendre visible

Depuis environ un an, le département des Arts de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (FLASH) de l’université d’Abomey-Calavi a été transformé en Institut National des Métiers d’Arts, d’Archéologie et de la Culture (INMAAC). Les responsables de cet institut avec l’appui du Fonds  des Arts et de  la Culture (FAC) ont  initié il y a quelques semaines, un Workshop expérimental (Atelier de travail) pour le rendre visible.

Rendre visible le département des Arts de la Flash de l’UAC devenu  Institut National des Métiers d’Arts, d’Archéologie et de la culture (INMAAC) en montrant aux autorités et au public ses activités. Tel est l’objectif de ce Workshop expérimental. Effectivement cette structure qui est  d’une grande utilité pour le développement de la culture béninoise, n’est pas connue du grand public, même des étudiants qui sont les premiers concernés.  Pendant plusieurs jours  en effet, les étudiants, une cinquantaine,  étaient en atelier de réalisation d’œuvres d’arts sous la houlette des experts des arts comme Coffi Gaou et la sœur Henriette Goussikindey. Cette initiative qui est une première dans l’histoire de l’Université nationale du Bénin (UNB) a permis aux étudiants de l’institut de réaliser des œuvres qui ont été exposées au public. Quatre filières sont ouvertes à l’INMAAC et forment en art plastique, art dramatique, musique et en master de management de la culture et du tourisme. La première promotion est sortie il y a un an. Pour le premier vice-recteur chargé des affaires académiques de l’université d’Abomey-Calavi, le professeur Maxime da Cruz, « Ce qui se fait dans ce département est l’exemple le plus élogieux de l’obligation ». Ce professeur de linguistique a félicité les responsables de l’institut pour leur détermination et leur courage, les élèves pour leur talent. Maxime da Cruz pense que les étudiants de l’INMAAC ont choisi les filières d’avenir. Il les rassure  de l’accompagnement du rectorat. L’INMAAC a à sa tête un duo dynamique, le professeur Pierre Médéhouègnon le directeur et son adjoint Romuald Tchibozo ; sans oublier les autres enseignants qualifiés et compétents.

Louis Tossavi


               Prof Pierre Médéhouègnon, directeur de l’INMAAC




 Des témoignages…      

Fernand Nouwligbèto, enseignant au département des Lettres Modernes et vacataire à l’INMAAC.

‘’ C’est une première…c’est unique’’

« Je représente ici le département des Lettres Modernes. C’est un évènement majeur et c’est unique dans l’histoire de l’Uac. C’est unique parce que l’université est créée depuis des décennies et c’est ce jour qu’on assiste véritablement à l’implantation d’un site pour ce département des arts ou cet institut. C’est une première parce que nous avons ici en face de nous les étudiants  de cet institut qui nous ont présenté leurs réalisations, tant dans le domaine du théâtre, de la musique, de la sculpture que de la peinture. Nous pouvons dire que nous avons maintenant une FLASH. L’UAC est même allée plus loin en détachant ce département des arts de la Flash, en créant un institut à part. C’est une excellente chose qu’on ne peut qu’encourager »


Pierre Médéhouègnon, directeur de l’INMAAC


‘’ La première condition pour intégrer l’INMAAC, c’est d’avoir le baccalauréat’’

« C’est d’abord l’intention de nous manifester pour nous rendre visible. C’était le département des Arts et depuis environ un  an, le ministère du tourisme et de la culture  a bien voulu transformer ça en institut national des métiers d’arts, d’archéologie et de la culture. Nous avons un site d’un hectare sur lequel nous sommes. C’était de la brousse ; nous avons demandé au Fonds d’Aide à la Culture (FAC) de nous aider pour attirer les journalistes, les autorités et le public vers ici pour montrer que l’université a mis à notre disposition, un espace sur lequel nous pouvons construire notre institut. C’est important pour nous parce que cela permet  de chercher le financement pour réaliser les divers bâtiments, les diverses infrastructures que nous voulons mettre ici. On a prévu des amphis, des salles de cours, des studios de musique etc     . Tout ceci va nous coûter dans un premier temps 900 millions,  suivra après un autre grand projet qui va permettre d’équiper les bâtiments. Aujourd’hui, nous avons une cinquantaine d’étudiants. La première condition pour intégrer l’INMAAC, c’est d’avoir le baccalauréat avant de s’inscrire en licence. Nous sommes en train d’étudier les possibilités de faire venir les professionnels qui n’ont pas le bac, mais qui ont des talents, pour leur faire des formations continues. Sur cette base, nous allons les prendre dans le Système des Validations d’Acquis et d’Expérience, des validations d’acquis professionnels. Tout cela est en cours et j’espère que d’ici la rentrée prochaine, nous allons démarrer »


Romuald Tchibozo, Directeur adjoint de l’INMAAC


’ On souhaite que les partenaires viennent nous appuyer pour faire grandir notre école’’

« L’enseignement se déroule très bien à l’INMAAC. Nous avons pour l’instant très peu d’enseignants permanents. Nous avons beaucoup d’intervenants extérieurs, donc des vacataires. Notre doléance, c’est d’avoir plus de collègues  permanents pour que l’enseignement se déroule comme souhaité. Le principal partenaire, c’est le Fonds d’Aide à la Culture. Nous souhaitons élargir notre vision et nos partenariats dans le pays, parce que c’est pour la première fois qu’un Institut est mis en place au Bénin pour les métiers de la culture. On souhaite que les partenaires viennent nous appuyer pour faire grandir notre école. Notre vision est très ambitieuse, parce que c’est l’outil du développement culturel du Bénin. C’est cet outil que nous allons utiliser pour transformer notre vision. Nos besoins sont énormes, parce que nous avons un site mais nous n’avons pas d’infrastructure. Nous n’avons pas encore les salles de cours, les bureaux, les ateliers pour nos étudiants. Nous avons besoin d’un jeu complet d’orchestre pour nos étudiants en musique. Nous avons des besoins de matériels pour les arts plastiques, les arts dramatiques etc . Comme nous avons le site déjà, nous sollicitons les partenaires pour nous accompagner ».


Coffi Gaou, expert

‘’ Même si le FAC met un milliard pour construire cet institut, il ne va pas regretter’’


« Quand moi je suis rentré en 1989, j’étais allé voir le doyen de la Flash. Deux ou trois fois il m’a reçu. Ce que je disais en 1990, c’est en 2016 que cela se réalise. Je suis content. Moi je ne savais même pas qu’il a été créé un département des Arts à la Flash ; et il est même devenu aujourd’hui Institut National des Métiers des Arts, d’Archéologie et de la culture. On ne peut jamais évoluer sans la culture. La culture, c’est une mine d’or à ciel ouvert à exploiter avec les arts inventifs et spéculatifs. Il faut inventer et protéger pour que demain cela devienne de l’argent à monnayer. Le travail manuel, c’est un travail concret. Cet institut a de fortes chances de dépasser tous les autres que nous avons au Bénin. Parce qu’il y a du concret. Moi je ne veux intervenir que dans les domaines où demain on va tirer des professionnels. Même si le FAC met un milliard pour construire cet institut, il ne va pas regretter. Nous sommes sur la bonne piste ».   

dimanche 7 août 2016

Flou persistant autour du projet de construction du théâtre national


Un rêve inachevé, Ange N’koué doit se saisir du dossier

La construction d’un théâtre national, c’est un rêve pour les acteurs culturels béninois mais qui n’a pu être une réalité jusque-là. C’était une promesse du régime Yayi aux artistes béninois. Le théâtre national est  un édifice qui devrait permettre aux créateurs d’œuvres de l’esprit d’exprimer convenablement leurs talents. Mais depuis  pratiquement un an après la pose de la pierre, c’est le statut quo. Beaucoup se demandent alors si ce n’était pas une fausse promesse de la part du pape Yayi 1er ?


Le théâtre national, une infrastructure d’une grande capacité qui devrait redonner vie aux talents artistiques et culturels du Bénin et favoriser son  ouverture sur le monde. C’est le fruit d’un partenariat tripartite entre  le Congo Brazzaville, la Guinée Equatoriale et le Bénin. La pose de la pierre  a eu lieu le 07 septembre 2015 par l’ancien chef d’Etat Boni Yayi au grand bonheur des acteurs culturels. Malheureusement, le théâtre national ne sera plus une réalité, ou va prendre du temps pour sortir de terre. Et pour cause, il n’y a aucun  signe visible sur le site retenu et qui se situe entre les deux tours administratives et la Caisse nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Une situation qui inquiète les acteurs culturels dans leur ensemble, même des personnes insoupçonnées. Le régime du nouveau départ par le biais du ministre du tourisme et de la culture Ange N’Koué doit se saisir du dossier en urgence  pour voir clair dans ce projet. C’est le seul premier grand geste que Patrice Talon peut faire à l’endroit des   acteurs culturels béninois qui ne demandent pas beaucoup.


Louis Tossavi 

Ministre du Tourisme et de la Culture
  

Campagne de salubrité publique en matière de santé


Un collège de traditionalistes initie des séances de désenvoûtement


Dans le cadre de sa campagne de salubrité publique en matière de soins de santé pour ceux qui souffrent et se plaignent, un collège de médecins traditionnels (Tradipraticiens, prêtres de fà, de vodous…), membres de Syndicat National des Médecins Intellectuels et Assimilés du Bénin (Synamitraab) a pris une initiative. Il s’agit des séances de désenvoûtement, de soins et de protection sur la base des produits de la médecine traditionnelle et de la spiritualité contre les esprits sataniques. Ce serait à la forêt sacrée des ancêtres divinisés, résidence du vénérable Dansou Gazozo, à 300 mètres du CEG Kansoukpa, commune d’Abomey-Calavi. Le ticket d’entrée  est à 6.000f donnant droit à une eau abyssale de désenvoûtement et de renforcement de l’aura, une huile pour éloigner les esprits sataniques contre les attaques mystiques, une eau bénite. L’évènement aura lieu du 07 août au 08 septembre 2016. Durant la même période, des produits pour guérir définitivement l’hypertension, l’hypotension, la prostate, les hémorroïdes, les MST etc, seront vendus à des prix abordables. Les inscriptions ont déjà démarré et se poursuivent.


Louis Tossavi