Constantin Alihonou met en valeur
la terre qui nourrit
L’artiste plasticien de nationalité béninoise et vivant au Togo,
Constantin Alihonou, sera en exposition/vernissage à l’institut Goethe de Lomé
du 02 au 12 novembre 2016. L’évènement aura lieu sous le thème « Terre
Nourricière » et permettra au public de découvrir et d’apprécier le
travail de qualité que fait ce plasticien dont la renommée dépasse les
frontières togolaises.
Constantin
Alihonou est un des meilleurs artistes plasticiens de sa génération. A
plusieurs reprises par le passé, il s’est déjà fait illustrer par ses œuvres et
c’est grâce au travail bien fait que le centre culturel allemand (Institut
Goethe) de Lomé a accepté accueillir son vernissage du 02 novembre prochain et
son exposition qui démarre le 03. L’artiste s’est très tôt frayé son chemin
dans l’art plastique. L’amour et la passion pour ce métier ont fait qu’il a choisi
son aîné dans le domaine Paul Ahyi pour l’initier. Il a donc appris à
percevoir le monde autrement auprès de lui et avec lui. Au fil des années et
avec les expériences accumulées, il s’est découvert lui-même et il a voulu
impressionner ses amis puis après le monde. Dans ses œuvres et ses démarches,
ce plasticien talentueux utilise le fer, le plâtre, le ciment (blanc ou
ordinaire), céramique pour les monuments de taille et les fresques murales.
« Je n’ai pas de voix, je n’ai pas de plume, j’ai mes pinceaux… pour
m’exprimer. Je les utilise pour peindre le rouge en bleu. Ainsi se résume ma
vie de peintre…Je peins avec des peintures ordinaires ou industrialisées
(acrylique et huile); des morceaux de tissu, des boites de cannettes vides, du
plastique, des toiles de jute, des feuilles séchées pour le collage; avec
de l’acide chlorhydrique pour les eaux fortes, les tôles (laiton, aluminium ou
cuivre); avec du feu pour les ‘’zotas’’; du bois massif pour les sculptures en
bois… », déclare-t-il sur le site de l’Institut Goethe. « Afin de
lutter pour la sauvegarde de l’environnement et d’être le plus naturel
possible, j’utilise aussi des matières comme les pigments naturels (galola,
kaolin, cendre); la sève du khaya senegalensis (maugen), pour peindre; de l’argile
pour le modelage. Et quand je fais du modelage, cela me fait penser
à « tu es poussière et tu redeviendras
poussière». Je me sens tellement fier. C’est comme si j’étais dans
l’atelier du Créateur suprême celui qui a créé le monde à son image, l’amour,
la paix, a-t-il ajouté sur le même site. Le rendez-vous est donc pris à partir
du mercredi 02 novembre 2016 pour découvrir ou redécouvrir les œuvres de
Constantin Alihonou.
Louis
Tossavi
L'une des oeuvres de Constantin Alihonou