Denis Avimadjèssi revient sur sa décision
Créé le 17 septembre
2012, le musée international Avimadjèssi
(MIA) est situé à Ahozon dans la commune de Ouidah et accueille plus de
4000 pièces venues du monde entier. La réalisation de ce musée est un rêve
d’enfance pour son promoteur. L’objectif était de demeurer dans
son domaine favori qui est sa passion, c'est-à-dire l’art, en ajoutant une
autre discipline qui est le patrimoine. Donc, organiser la diversité culturelle
ici au Bénin. Malgré les difficultés, l’homme faisait avec les maigres moyens et les ressources
personnelles. La principale difficulté c’est qu’il n’y a pas d’affluence dans le
musée. Denis Avimadjèssi déclarait au micro de Donatien Gbaguidi du
journal l’Evènement Précis le 23 octobre
dernier : « Je suis fatigué. J’ai investi pratiquement tout ce
que j’ai réalisé dans ma vie dans ce Musée. Aujourd’hui, je veux conquérir ma
liberté de vivre. Je ne veux plus me faire humilier par des gens qui sont
aujourd’hui fonctionnaires bien après moi. Je suis actuellement à la retraite.
Je veux maintenant liquider ces pièces pour mettre le local en vente pour vivre
aisément de ma retraite». Au micro de Eskil
Agbo, journaliste à w.w.w.dekartcom.com, il affirmait : « Le bon ministre Paul Hounkpè s’est
personnellement déplacé dans mon musée, l’année dernière et a dit que cette
richesse exceptionnelle ne doit pas être perdue pour notre pays. Nous avons
alors établi un plan de sauvetage sur trois ans à raison de cinq millions de
francs par an. Il a écrit une instruction pour qu’on me paye cet argent. Sur
les cinq millions de cette année, je n’ai reçu que trois millions après mille
tracas et humiliations. Le reste, c’est à dire les deux millions, ils ont dit
clairement qu’ils ne le payent pas. Et les raisons évoquées sont simplement
insultantes pour le vieux fonctionnaire que j’ai été avant eux tous. En plus,
je me suis déjà endetté pour préfinancer et relever le musée. Maintenant, voilà ».
On comprend donc que l’homme ne sait plus à
quel saint se vouer et était obligé de prendre cette décision de fermer
le musée, mieux vendre tous les objets d’art qui s’y trouvent à partir du 1er
novembre 2016. Cette nouvelle a surpris plus d’un parce que personne ne s’y attendait.
Après certainement des échanges avec certaines personnes, l’homme est revenu
sur sa décision pour le moment. Il ne ferme plus le musée.
Louis Tossavi
Le promoteur et directeur du MIA
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