mardi 26 juillet 2016

3ème édition du festival « Adjrou comme à l’ancienne » à Agonmè


Fidèle Anato trace les grands pas du conte africain

Ce fut une belle apothéose dans les villages voisins d’Agonmè et de Gbétagbo qui ont accueilli du 20 au 22 juillet 2016, la 3ème édition du festival « Adjrou ». Forts moments de joie et de liesse populaire, cette belle initiative du Baobab Fidèle Anato a hissé haut le flambeau du conte béninois et africain ainsi célébré.


Trois jours d’intenses festivités à Agonmè, maison Anato. Village transformé en un véritable champ de tir de la parole contée et rêvée. Parades d’enfants conteurs formés et livrés sur le marché du conte. Caravane libre de terribles échassiers venus des grandes collines de Ouèssè Wogoudo. Forte délégation venue de l’Europe pour marquer d’un sceau positif la 3ème édition du festival « Adjrou ».   Démarrée par une série d’activités relatives à la présélection, formation, briefing, jeux divers, campagne de salubrité et pavoisement des lieux, cette 3ème édition du festival « Adjrou comme à l’ancienne » a tenu toutes ses promesses vu les nombreux acquis positifs générés par ledit projet. La journée du 22 juillet 2016 a été de tous les rêves avec le grand échange entre les instituteurs Béninois et les grands conteurs Français sur leurs différentes pratiques du conte à l’école. Une quinzaine de participants ont pris part à cette vive réflexion dont entre autre Christine Adjahi, initiatrice du festival international du conte et de la parole(Ficop). Ce village s’est débouché sur une compétition de conte ; laquelle joute a permis de sélectionner et de primer les meilleurs enfants conteurs par le jury présidé par le maestro Alougbine Dine. Pour Fidèle Anato, ‘Adjrou ’houé est plus qu’une réalité. Il a profité de la même occasion pour lancer un vibrant appel à soutien pour la construction de la bibliothé-école qui naîtra en octobre prochain sur le sol d’Agonmè. Les villageois qui ont massivement effectué le déplacement étaient tous ébloui par cette dose de semence du conte qui pousse sur leur sol et qui a embrassé tout le village même au Chef quartier qui a honoré la cérémonie de compétition et de délibération de sa présence effective.
J.T

Fidèle Anato

Participation du Synamitraab au festival international de Hossou Djogbé à Djakotomey


Une forte délégation conduite par le vénérable Dansou Gazozo   a pris part aux festivités

Le festival international de la divinité Hossou Djogbé a eu lieu le week-end écoulé dans la commune de Djokotomey, à Assogbahoué. Le Syndicat National des Médecins Intellectuels Traditionnels et Assimilés du Bénin (SyNaMiTraAB) était présent avec une forte délégation. C’est le premier responsable national de ce syndicat, le vénérable Dansou Gazozo qui était à sa tête.


Le festival international de la divinité Hossou Djogbé est une manifestation culturelle et cultuelle qui réunit annuellement les filles et fils du Bénin et d’ailleurs, les grands prêtres de la divinité autour d’une grande cérémonie propitiatoire. Elle a eu lieu  dans la commune de Djakotomey, à Assogbahoué, une localité frontalière à la République du Togo. C’était une occasion de grandes rencontres et retrouvailles,  dans la communion, l’union et la prière. Le vénérable Dansou Gazozo a pris part aux festivités à double titre. D’abord comme prêtre de la divinité Hossou Djogbé, mais aussi et surtout en tant que premier responsable national du  Syndicat National des Médecins Intellectuels Traditionnels et Assimilés du Bénin (SyNaMiTraAB). Ce gardien de la tradition, engagé dans la valorisation des valeurs ancestrales a conduit une forte délégation qui a suivi de bout en bout le déroulement du festival. Selon l’entretien que nous avions eu avec ce dernier à son  retour dans son palais privé à Calavi, au cours de cette grande rencontre annuelle, encore appelée « Péta trotro », les grands prêtres de la divinité Hossou Djogbé ont fait   des sacrifices et ont prié pour repousser l’insécurité qui prend de l’ampleur au Bénin des frontières nationales.  « Hossou Djogbé regroupe tous les vodous anti-sorcellerie », nous a confié le vénérable. Les participants sont venus de plusieurs pays dont le Canada, la France, la Côte d’Ivoire, le Togo, les Etats-Unis, le Japon et autres pour célébrer cette divinité chère aux filles et fils de cette localité du département du Couffo. Rendez-vous l’année prochaine pour d’autres réjouissances plus grandes autour de Hossou Djogbé.


Louis Tossavi 

Le vénérable Dansou Gazozo en compagnie d'autres dignitaires du culte vodoun
  

jeudi 21 juillet 2016

Le jeune artiste béninois Ives-G au sujet de son single « Adinou’an »

« La chanson nous interpelle à croire au bienfait quotidien »

Ives-G de son vrai nom Gbadakpè Ives Dagbégnon, est   étudiant en 3e année à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (Faseg) de l’Université d’Abomey-Calavi. C’est un jeune passionné de musique qui a un avenir prometteur  et qui se bat au quotidien pour aller de l’avant. Il fait du afro pop et du rap. Nous l’avions eu en entretien. Ives-G nous parle exclusivement de son premier single « Adinou’an », actuellement en téléchargement sur Voluncorp.com.

  
Tu as sorti récemment un single. De quoi parle t-il  exactement?


Effectivement j’ai sorti un single. Actuellement il est disponible sur Voluncorp.com, un site de téléchargement connu de tous. Le titre est  Adinou’an. En réalité Adinou’an c’est une interrogation qui veut dire ‘’Crois-tu ?’’ ou ‘’Valides-tu ?’’. La chanson nous interpelle à croire au bienfait quotidien. Par exemple se réveiller le matin, aller et revenir sain et sauf, pouvoir mener nos activités. C’est  un peu de ça que parle la chanson.
C’est le seul single que tu as  pour le moment ?
Pour le moment c’est le seul single   que j’ai enregistré. Avec le temps, je vais enregistrer d’autres.

Qu’est-ce qui t’a inspiré le titre ‘’Adinou’an ’’?

En fait c’est un concept qui existait déjà. Donc l’inspiration est venue comme ça et j’ai voulu en faire une chanson. C’est comme ça c’est arrivé.

En tant que débutant, quelle analyse fais-tu de l’état de santé de  la musique béninoise?

De façon générale, c’est un domaine qui promet. La musique béninoise va de l’avant depuis quelques temps et c’est prometteur. Nous future génération, nous sommes sûrs qu’on va faire plus.
 
Ton  idole ?

Mon influence à la base c’est Akon. Au pays ici, mon idole, celui que j’aime le plus, c’est Dibi Dobo.

Tu penses  que Dibi fait de la bonne musique ??

Bien sûr.

As-tu en projet un album dans les prochaines années?

J’envisage faire sortir un album. Mais pour le moment on va faire sortir des singles un à un pour voir l’effet que ça aura. Et par la suite, on va décider de l’album.

Une adresse à l’endroit des jeunes comme toi, les passionnés de la musique. 

A tous les jeunes comme moi, je leur  dis de prendre  courage, de se consacrer à ce qu’ils aiment. Je demande aux personnes de bonne volonté  de me porter un coup de main, de faire un tour sur Voluncorp.com pour télécharger ma chanson et écouter les paroles.



Entretien réalisé par Louis Tossavi 

Ives-G



mercredi 20 juillet 2016

Zoom sur la chanteuse béninoise CARESLI-Beraca

Chanter pour mener les âmes vers le  Christ  

C’est sans doute l’une des plus belles voix du gospel béninois. Yinyé-cara ADANZOUNON, de son nom d’artiste CARESLI-BERACA a débuté sa carrière en 2009 et a aujourd’hui deux albums dans sa discothèque. Malgré les occupations quotidiennes liées à  son métier d’enseignante, Caresli accorde un peu de son temps à Dieu. Elle veut chanter l’éternel  dans sa gloire, afin de mener  les âmes vers le  christ.  

Yinyé-cara ADANZOUNON  dite CARESLI-BERACA, s’est retrouvée dans la musique  parce que née d'un père auteur- compositeur, guitariste et d'une mère choriste. Elle n’a donc pas choisi de faire de la musique ; mais s’est surprise en train de faire de la musique, certainement piquée par le virus. Caresli n’a pas voulu faire du gospel pour le plaisir, plutôt pour magnifier Dieu dans l’immensité de sa grandeur. C’est d’ailleurs ce qu’elle faisait quand elle était choriste dans son église. C’est en 2009 que l’artiste a mis pied pour la première fois dans un studio pour enregistrer son premier single.  
En dehors de la musique, Yinyé-cara ADANZOUNON enseigne les sciences de la Vie et de la Terre (SVT) dans un collège de Parakou. Il n’est toujours pas facile de combiner la profession et la passion, mais Caresli arrive à   tenir le coup. « J’arrive à gérer les deux avec méthode, ce n’est pas facile. L’enseignement a un temps précis, mais chanter non. Je chante et je compose à tout moment,  sous la douche, à la cuisine, en circulation, à table même dans mon sommeil etc » déclare-t-elle. Pour ce qui concerne la promotion de ses deux albums, la chanteuse rencontre quelques difficultés, faute de moyens. Néanmoins,  sa collaboration avec les chanteurs  du septentrion se passe bien. « Nous sommes en association et travaillons en groupe quelques fois et ça se passe bien. Au sud également ça se passe bien. Avant de mettre mon premier album sur le marché, j'ai travaillé avec papa John Migan, il a arrangé et a fait la percussion. Je suis dans l'association des chantres gospel du Benin », nous a-t-elle confié. Caresli nourrit de nobles ambitions pour le futur. Elle a en projet de réaliser les clips vidéo de son deuxième album et organiser une tournée nationale. A ses admirateurs  et à tous les Béninois, Yinyé-cara ADANZOUNON lance un appel ; « Je dirai à tous ceux qui nous lisent en ce moment que le bien fait n'est jamais perdu et la personne à qui vous faites du bien n'est pas nécessairement celle-là qui vous le rendra. Aidez-nous les artistes sans rien attendre en retour et Dieu est celui qui vous récompensera.  Aujourd’hui il n’y a plus de sponsors surtout dans le domaine du gospel. Je demande aux personnes de bonne volonté de faire un geste pour m'aider à concrétiser mes projets ».


Louis Tossavi

Caresli Beraca

mardi 19 juillet 2016

Grandes résolutions issues de la conférence sur la paix et la réconciliation au sujet de la crise à Sô Tchanhoué

Les protagonistes décident de mettre  définitivement  fin au conflit à travers un protocole  d’accord
La « conférence sur la paix et la réconciliation au sein des royautés du Bénin : cas de Sô Tchanhoué » s’est déroulée le 10 juillet 2016 dans la forêt sacrée des ancêtres divinisés à Kansounkpa, commune d’Abomey-Calavi, résidence du vénérable Dansou A. Gazozo.  A l’issue des travaux, un protocole d’accord a été signé et de grandes résolutions ont été prises.
RESOLUTIONS
La crise qui a secoué la royauté de Sô-Tchanhoué depuis bientôt un an, a  finalement connu  un dénouement favorable dans un  climat de paix, et d’unité entre les membres de la collectivité Zola en particulier, et en général  entre les filles et fils de la commune de Sô.Ava. Tout cela grâce aux efforts du syndicat  National des médecins intellectuels traditionnels et Assimilés du Bénin ensemble avec certains Rois authentiques (le Roi de Houéto sa majesté Tognon Tossoh Atchedji, Le Roi Kpona d’Allada… des autorités administratives et judiciaires tel que le procureur de la république près le tribunal de  première instance d’Abomey -calavi, Mr LAWANI.
     Les différents partis en conflits, ont répondu présent à la conférence sur la paix et la réconciliation suite  à la convocation leur a adressée par le S.G. du SY.Na. M . I. Tra.AB à l’exception de Dossou Bewa qui a joint le S.G par appel  téléphonique en pleine séance de ce qu’il serait empêché. Au cours de la séance, les deux parties se sont mis d’accord pour vivre désormais ensemble  et en harmonie autour de sa majesté BAH Holou TOYIGBE, le seul et unique Roi de Sô-Tchanhoué selon le contenu du protocole d’accord signé par eux-mêmes ce jour.
 Pendant la pause-déjeuner les membres des deux collectivités ont chanté et dansé pour montrer qu’ils sont effectivement ensemble. Enfin les participants à la conférence ont pris des Résolutions en vue de féliciter les différents acteurs qui ont œuvré pour que la paix revienne dans la cité de Sô-Tchanhoué  dont la teneur suit :

-Vu qu’aucun peuple ne peut se développer en dehors de sa tradition,
-Vu que la dimension culturelle du Bénin va toujours puiser ses ressources fondamentales dans la tradition ancestrale et dans sa religion endogène du Bénin en particulier et de l’Afrique en générale donc,  nul part ailleurs,
-Vu que l’universalité est la somme des particularités et que tous les pays qui participent à l’universalité sont allés avec des connaissances fondamentales puiser de leurs traditions respectives,
-Vu que la Tradition ancestrale est la toute première civilisation qui a donné naissance aux notions des sciences de la spiritualité, des religions et de la philosophie,
-Vu que le gouvernement de notre pays le Bénin ne peut jamais conduire notre nation à l’universalité si les gouvernants continuent de mépriser leur propre tradition,
-Vu que le mépris vigoureux et rigoureux dont font montre les députés élus du peuple en  s’empêchant de voter une loi pour  consacrer le statut social et économique des traditionnalistes et Rois du bénin est une insulte et une honte pour les mânes de nos ancêtres et aux députés eux-mêmes qui s’ignorent  probablement ,
-Vu que objectivement l’absence d’une loi sur la chefferie traditionnelle et sur la royauté est la source de nombreuses crises qui secouent les royautés, 
-Vu que le Bénin appartient à nous tous et que nous avons le droit de nous prononcer et défendre notre pays ainsi que notre corporation,
 Nous,  chefs traditionnels et Rois authentiques réunis ce jour à la forêt sacrée des ancêtres divinisés résidence  du vénérable hounnongan GAZOZO sise à kansounkpa commune de calavi, demandons à son excellence Patrice Guillaume A. TALON :
1La prise d’un décret Présidentiel en vue de consacrer le statut social et économique   des traditionnalistes et des rois du Bénin en entendant le vote d’une loi.


2_ La prise d’un décret présidentiel en vue de créer une structure, un département ou un observatoire de patrimoine culturel matériel et immatériel du Bénin, dirigé par un intellectuel  traditionnel gardien du patrimoine qui à la maitrise des réalités ancestrales ensemble avec ses collègues et spécialistes en matière de patrimoine d’histoire, d’anthropologie, de sociologie etc.
3_ Cette structure se chargera d’organiser désormais la fête de 10 janvier sous l’autorité étatique pour éviter que les ressources allouées pour organiser cette fête nationale ne  soient dilapidées et détournées pour des fins personnelles.
Renouvelons notre engagement à poursuivre notre travail de salubrité publique pour que la paix revienne dans les royautés de notre pays.
Adopter par acclamation par les participants à la conférence

Ont signé
Les rapporteurs généraux

HOUNSAVOU Pierre   Hounongan Zomangnanvo   Patricia DOHOU



 
 




PROTOCOLE D’ACCORD
Entre les soussignés DEHOUETE Simon Houédouto résident et domicilié à Houédo- Gbadji téléphone : 96 .62.57.54
Représentant la collectivité ZOLA de Sô-Tchanhoué  de Houédo-Gbadji
D’une part,
   Et,  
AHOUANGANSI AVITIN Zannou domicilié et résident à Sô-Tchanhoué s /c téléphone : 97.14.83.02, représentant la collectivité DEGBEGNI de Sô-Tchanhoué Hlouazounmey, de laquelle est issu le sieur GBEWA Dossou, le principal dissident à la royauté ZOLA,
D’autre part,
Il a été convenu et décidé ce qui suit :
Article 1er : La collectivité Zola demeure unique et indivisible,
Article 2 : Aucune autorité royale, quelque soit son origine et rang, n’est capable de nous diviser et de nous imposer un quelconque futur Roi.
Article 3 : Les  mésententes dues à l’incompréhension des révélations faites par les ancêtres a travers le FA sont désormais écartées du trône Royale de Sô-Tchanhoué.
Article 4 : Toutes les populations de Sô-Ava, doivent savoir raison garder, pour que nous continuions à vivre en harmonie comme si rien ne s’était passé entre nous en tant que des enfants vivants sur le même territoire,
Article 5 : Les conseils, suggestions et la médiation des uns et des autres, en occurrence du syndicat de la chefferie  traditionnelle, nous ont édifié, d’où nous nous sommes solidairement entendu pour respecter les us et coutumes, le respect de la chefferie traditionnelle ; et de l’autorité de la royauté en particulier de Sô-Tchanhoué et en général du Bénin,
Article 6 : Toute tentative d’intronisation d’un quelconque Roi sur le territoire de Hlouazounmey  est désormais écartée,
Article 7 : Toute personne qui parlera de l’intronisation d’un quelconque Roi à Hlouazounmey, fut-il un membre de la collectivité Zola ou personne venue d’ailleurs sera punit pour incitation à trouble à l’ordre  publique, un délit punit et réprimé par la loi et les textes règlementaires en vigueurs dans notre pays la république du Bénin.
 Ce protocole d’accord est signé par nous-mêmes en quatre exemplaires originaux, date, jour, et année ci-dessous indiqués pour servir et fait valoir ce que de droit.
                                                                                      Calavi, le 11 juillet 2016
Ont signé :
Collectivité ZOLA

DEHOUETE Simon Houédouto
                                                                      
Collectivité Dégbègni de Sô-Tchanhoué Hlouazounmey

AHOUANGANSI AVITIN Zannou
Témoins :
Sages et notables de Sô-Tchanhoué

HLONFO Ramanou                  AYIMETON Hounmènou Ani                AGBOKOU Zannou

HANHOUIN Mitonmè              NOUKIYODE Ahissou        AGOSSOU Hounhouénou David

Sages et notables de Ganvié

HADJAGOUN Kèyè                         ONITCHANGO Yèyè                LOKOSSOU Egounouyigo


HOUNKPE Zannou                             HOUSSA Victor                        HADJAGOUN Allagbé



Représentants Collectivité ZOLA de Sô-Tchanhoué :

ATEDJI Ganhou                  AGOSSOU Z. Léon           AKODENOU Gnonlonfoun Gandjè


AKODENOU Kohla                   ATEDJI Désiré          AKAN Justin      GODONOU Assoclé

Houédo-Gbadji :

KOUYAME Jacob                               MITONDJI Paul                          ZOUNDJE Frédéric    
Nigéria :
AGOSSOU Emmanuel                  AKISSOE Noël                       SENOU Ismaël
Représentants des Chefs de Villages de Sô-Tchanhoué

AKISSOE Epiphane                 TAKPALO Pierre             TONASSE Hounsou Avignon

Délégations du SyNaMITraAB

V. H. DANSOU Gazozo           AYISSOTODE C. Jean Richard              HOUNSAVOU Pierre

GUELLY Toussaint Badémè        GUELLY Théophile          ZAVONON Léopold GBEGNON

SEGNON Philippe Zowadan                              AYAYI Alphonse

                                        













 
 





MOTION DE  FELICITATION :
La crise qui a secoué la royauté de Sô-Tchanhoué depuis bientôt un an, a  finalement connu  un dénouement favorable dans un  climat de paix, et d’unité entre les membres de la collectivité Zola en particulier, et en général  entre les filles et fils de la commune de Sô.Ava. Tout cela grâce aux efforts du syndicat  National des médecins intellectuels traditionnels et Assimilés du Bénin ensemble avec certains Rois authentiques (le Roi de Houéto sa majesté Tognon Tossoh Atchedji, Le Roi Kpona d’Allada… des autorités administratives et judiciaires tel que le procureur de la république près le tribunal de  première instance d’Abomey –calavi, Mr LAWANI Badarou. Ainsi,
     
- Considérant que l’insécurité est considérée comme une attaque frontale contre la paix et la quiétude des paisibles populations de notre pays ;
- Considérant que la vindicte populaire est  un fait social d’une époque déjà révolue qui ne favorise pas un climat de paix favorable au développement  harmonieux de notre pays actuellement dans  le nouveau départ;
- Considérant que le ministre de la justice et son homologue de la sécurité publique ont pris des mesures louables visant à en régner l’insécurité ;
- Considérant que les intellectuels traditionnels ensemble avec certains Rois authentiques tels que sa majesté KPONAN d’Allada et ses collègues détiennent des pouvoirs susceptibles d’aider à en découdre avec la vindicte populaire conformément au souhait du gouvernement du nouveau départ.
  Nous, intellectuels traditionnels ensemble avec des  Rois positifs réunis à une conférence au tour du thème : « Paix et réconciliation au sein des royautés au Bénin, le cas de Sô-Tchanhoué. » Félicitons le gouvernement de son Excellence, Mr. le Président Patrice Talon pour ses efforts concernant les dispositions en matière de sécurité pour que les populations puissent vivre en paix.
-Adopter à l’humanité et par acclamation assemblée Générale.
Pour la conférence,
Ont signé
Les Rapporteurs Généraux


HOUNSAVOU Pierre   Hounongan Zomangnanvo   Patricia DOHOU


Hadjagoun Kèyè, président Synamitraab/Sô Ava

Vénérable Alphonse Dansou Gazozo, 1er responsable national du Synamitraab

mardi 12 juillet 2016

Albert Tévoédjrè sort « Ici c’est le Bénin »

Pour   bâtir une République de consciences mobilisées 

 L’ouvrage est intitulé ‘’Ici c’est le Bénin’’ est  le témoignage d’un chrétien engagé, frère de combat pour le sursaut patriotique d’un peuple ‘’inattendument’’ debout.  

‘’Ici c’est le Bénin’’ est une œuvre de plusieurs pages éditée aux Editions TUNDE. Elle est préfacée par Monseigneur Nicodème Barrigah, Evêque d’Atakpamè au Togo. C’est un témoignage de l’ancien médiateur de la République, professeur Albert Tévoédjrè, frère Melchior, frère de combat pour le sursaut patriotique d’un peuple ‘inattendument’’ debout, le Bénin. Dans la présentation de l’œuvre, Expédit Ologou fait savoir qu’après sa lecture, il s’est rendu compte que le chef-d’œuvre fait l’histoire contemporaine du Bénin. ‘’Ici c’est le Bénin’’, parce  que cela sert de prétexte à l’élection présidentielle de mars 2016 et de l’histoire commune. L’ouvrage fait vivre et revivre des évènements.  Le professeur Albert Tévoédjrè essaie de percer le mystère du ministère. Il fait la récapitulation du temps vécu. Le présentateur retient de cette œuvre que le frère Melchior est un homme histoire, mais aussi un homme à histoire.  C’est un trait d’union d’une intelligence exceptionnelle. Cette intelligence sait utiliser les choses et les hommes pour agir. C’est une critique pure de la raison béninoise qui donne aux jeunes la capacité d’entretenir l’amitié et l’inimité. L’ancien ministre Stanislas Pognon  trouve l’originalité de l’œuvre d’Albert Tévoédjrè, parce qu’elle  est pédagogique. Il n’a pas manqué de saluer l’humilité de la démarche. En faisant le témoignage sur près de 30 ans passés aux côtés du frère Melchior en tant que proche collaborateur, l’actuel ministre des Affaires Etrangères   Aurelien Agbénonci retient du professeur, cette incapacité à être dans la rancune. Dans son intervention, l’auteur de ‘’Ici c’est le Bénin’’ que beaucoup de gens ont annoncé mort le 06 mai dernier 2016, a rendu grâce au seigneur parce que le  jour de lancement de son ouvrage est un jour que la providence à fait. Il s’est dit heureux de voir des personnalités de marque comme l’ancien président Nicéphore Soglo à ses côtés. « Nous sommes ici dans un vivre ensemble. Je ne suis pas là pour célébrer un homme, j’ai fini avec tout ça. Nous sommes désormais dans la République des consciences mobilisées » a-t-il conclu.
Louis Tossavi 

Albert Tévoédjrè

Adélaïde Fassinou Allagbada, un modèle de la littérature féminine

A cœur ouvert avec une plume engagée 

Adélaïde Fassinou Edith Bignon épouse Allagbada est l’une des rares femmes béninoises à se frayer un chemin en littérature. D’une plume fine et aiguisée, elle s’inspire des réalités sociales de son pays et de l’Afrique pour accoucher  ses œuvres. Elle compte plusieurs œuvres à son actif et dirige actuellement l’association « Plûmes Amazones ». Adélaïde Fassinou  Allagba parle de sa  passion pour le livre et de ses œuvres.
   
Dans quelle catégorie peut-on classer vos œuvres ?

C’est un mélange. J’ai publié des romans en particulier des nouvelles, de la poésie, des recueils de poèmes, des livres pour enfants… Je suis dans le réalisme pur et dur. Mes ouvrages campent leur décor dans le réel, dans le vécu quotidien des béninois, dans nos réalités africaines. Il y a tellement de choses à dire par rapport à tout ce qui se passe chez nous,  sur le plan social, politique, économique et culturel. Mon inspiration part toujours de là. Je fais un peu de tout, mais je n’ai jamais écrit une œuvre théâtrale. Dans tout ce que j’écris, mon métier d’enseignante transparaît. J’écris toujours des œuvres éducatives. Je ne donne pas de leçons, mais j’éduque la jeunesse. Mes personnages de prédilection sont la femme et l’enfant, notamment la jeune fille. J’essaie de leur montrer que le chemin pour devenir femme n’est pas facile, elles doivent s’accrocher. Le gain facile n’est pas une bonne chose. Il faut qu’elles étudient afin  d’apporter leur grain de sel  au développement des foyers, de la société  et  du pays.

L’aventure a commencé en quelle année?

Mes débuts remontent en 1980 ; j’étais à l’université. Mais c’est seulement en l’an 2000 que j’ai pu publier mon premier livre. C’est vraiment une  aventure, par ce que, quand je me suis lancée dedans, il y avait plein de nids de poule. Je ne savais pas que j’allais pouvoir y rester. On a tout fait pour me décourager, on m’a fait comprendre que je ne fais pas de la littérature, mais j’ai résisté. L’aventure continue avec des hauts et des bas.
 
Ceux qui vous critiquent étaient-ils des hommes  politiques ou des  pairs ?

Tout le monde,  mais beaucoup plus du monde des critiques littéraires. C’est de bonne guerre et ça m’a beaucoup aidé à améliorer ma plume. Comme l’a dit un confrère « il faut accoucher vous aussi une seule fois et vous allez savoir comment l’accouchement est si difficile ».  Deux années ne suffissent pas pour finaliser un ouvrage et le mettre sur le marché. On n’en tire pas des espèces sonnantes et trébuchantes comme beaucoup le pensent. Mais vous avez la gloire, tout le monde vous connaît. L’écriture est comme le vin, plus il est vieux, plus il est meilleur. C’est pour vous dire que ça n’a pas été du tout facile. Le paradoxe de la littérature, c’est que pendant que certains vous disent que ce que vous faites est mauvais, d’autres vous confirment que vous faites un bon travail. C’est là que je trouve mon réconfort.


Malgré vos occupations professionnelles, vous trouvez du temps pour écrire. Comment est-ce que vous parvenez à concilier les deux ?

C’est une passion. Quand vous aimez le football, quand vous aimez le théâtre, même votre métier de journalisme, vous  le faites bien. Je suis enseignante et j’ai une accointance vis-à-vis du livre, j’aime les livres, leurs odeurs, j’aime les sentir dans ma main. Je suis tout le temps en compagnie des livres. C’est ça qui m’a donné l’envie. En  lisant les histoires que racontent les autres auteurs, un jour je me suis dit qu’il fallait oser. Il faut qu’à travers ma plume, je partage avec les autres, mes expériences. J’avoue que j’ai du plaisir et du réconfort à le faire. Cela me permet de calmer les douleurs que je sens personnellement par rapport à certaines épreuves de la vie. En lisant  mes œuvres, mes lecteurs peuvent trouver le bonheur vis-à-vis des problèmes existentiels. Je vais continuer à écrire jusqu’au soir de ma vie comme l’auteur de SAS, Gérard de Villiers. Que Dieu nous prête vie, pour que je puisse faire comme lui. J’essaie dans la plupart de mes œuvres d’apporter mon grain de sel à l’éducation de la gent féminine.

Plus de 10 ans après, combien d’œuvres  on peut compter dans votre gibecière?

J’ai publié une dizaine 10 œuvres personnellement et j’ai participé à deux œuvres collectives. Les deux premiers ouvrages qui m’ont fait connaître sur le marché sont :« Modukpè le rêve brisé » publié aux Editions l’Harmattan à Paris et puis « Yémi ou le miracle de l’amour » publié aux Editions du Flamboyant. Ces deux ouvrages parlent des « vidomègon ». Je peux encore citer « Enfant d’autrui, fille de personne », « Toute une vie ne suffirait pas pour en parler», « L’hôte indésirable », « Jeté en pâture », « L’oiseau messager », « La sainte ni touche »….
 
Quelle lecture faites-vous de la littérature béninoise ? A-t-elle évolué dans le temps ?

Je crois que le livre béninois se porte bien. Les dix dernières années, il y a eu un boom quantitatif de la littérature béninoise. C’est pour vous dire qu’aussi bien les hommes politiques, les chercheurs, les écrivains  que les hommes du commun, tout le monde pense qu’il est important aujourd’hui de laisser des traces, de contribuer à la littérature universelle, de contribuer à l’épanouissement du livre béninois.  Il est aussi important que le ministère de la culture pense aux hommes d’œuvres de l’esprit. L’homme ne vit pas que du pain. Il faut  que l’esprit du béninois soit vraiment en contact avec les livres. Que cet esprit se nourrisse de belles lettres, qu’il soit trempé dans nos réalités. Que les béninois après avoir lu nos livres, se posent des questions et qu’ils trouvent les solutions eux-mêmes.

Quelles sont les difficultés que l’écrivain béninois rencontre ?

Les difficultés, il y en a beaucoup. Le plus important, c’est l’édition. C’est un véritable chemin de croix de publier un livre dans ce pays. Moi je privilégiais les éditions internationales, mais vu le coût, les ouvrages ne sont pas à la bourse des béninois. J’ai donc décidé de me replier sur les éditions locales avec tous les problèmes qu’elles ont. Mais avec un peu plus d’efforts, elles peuvent réaliser de bonnes œuvres. Une bonne édition qui reviendra moins chère aux béninois, c’est ce que nous souhaitons. Le milliard culturel est là, mais combien d’écrivains en jouissent ? C’est un véritable problème. 

Que faut-il faire pour corriger la situation ?
  
Au Sénégal, en Côte d’Ivoire, le papier qui sert à imprimer le livre est subventionné. Cela fait que les imprimeurs sont contents de vous aider à publier un ouvrage. Mais ici, tel n’est pas le cas. On est jeté en pâture, si bien qu’il faut être fou pour s’engager sur ce chemin. Quand on aime quelque chose, c’est comme on aime une personne. Malgré tous ses défauts, vous restez avec elle. Je suis enseignante comme des milliers d’enseignants dans le pays, mais les écrivains ne sont pas nombreux. C’est ça qui me distingue,  aussi bien sur le plan national qu’international.  Je suis obligée de m’accrocher, pas pour la gloire, mais pour le modèle que je représente pour la jeunesse de mon pays, notamment la jeunesse féminine qui croît en ce que je fais et qui m’encourage à aller de l’avant.

Quels sont les conseils que vous avez à prodiguer à cette jeunesse, surtout à ceux qui veulent faire comme vous ?  

Je vais dire aux jeunes en général, qu’ils soient garçons ou filles, de s’accrocher, parce que c’est un chemin de croix de s’engager dans l’écriture. Je leur demande  de ne pas avoir peur, d’oser écrire et de les soumettre  à des amis ou à des supérieurs pour la correction, même à des parents qui ont un niveau plus qu’eux. C’est ce que moi je fais avant de pouvoir oser envoyer mon livre à un éditeur. Un auteur a dit que, « c’est la somme des lectures d’un individu qui fait de lui, un bon ou un mauvais auteur ». Qu’on soit fonctionnaire, artisan, qu’on soit moins nanti ou non, on peut écrire. L’œuvre de Amos Tutuola est  étudiée aujourd’hui dans les grandes universités américaines. Je ne sais pas s’il a pu terminer le cours primaire, mais ses œuvres sont d’une très bonne qualité. Ne pas avoir fait de longues études, ne pas avoir lu les grandes encyclopédies du monde ne saurait être un handicap pour écrire. Mariama Bâ n’était qu’une simple institutrice, mais elle a écrit de grandes œuvres telles qu’ « Une si longue lettre », qui m’a donné l’envie d’écrire et partager avec les autres mon histoire, une partie de ma vie, la vie de plusieurs personnes. La littérature est effectivement universelle. Elle relie les humains de tous les horizons, elle anoblit les cœurs, donne de la joie, de l’amour.

Pour conclure…..

 Je vous remercie pour ce que vous faites à l’endroit des personnes comme nous qui n’avons aucune enseigne, parce que les politiques ont tout envahi. Lorsque vous n’êtes pas un homme politique, personne ne vous accorde de l’’importance, on ne vous entend pas, vous prêchez  dans le désert. Personne ne vient vers nous, parce qu’on nous prend pour des crèves la faim de la République. Or, un pays qui ne se repose pas pour réfléchir sur l’âme pensante de son peuple, à savoir les penseurs, les philosophes, les écrivains, les créateurs d’œuvres de l’esprit…,   est voué à l’échec. La France doit son nom à ses artistes, à ses écrivains etc. Jusqu’à ce jour, la République leur donne de la valeur.

Entretien réalisé   par Louis TOSSAVI

Adélaïde Fassinou Allagbada