mercredi 21 décembre 2016

13eme édition du festival Kaléta et des arts Agouda


La fête des masques démarre vendredi à Ouidah

La 13ème édition du festival Kaléta et des arts Agouda se tiendra les  23, 24 et 25 décembre 2016 sur l’esplanade du Fort français à Ouidah. Cette édition sera placée sous le signe de la lutte contre le paludisme et le comité d’organisation se prépare activement pour offrir de bons spectacles de fin d’année aux populations de la ville historique.

« Les enfants contre le paludisme » (Kids Against Malaria), c’est autour de ce thème que va se dérouler la 13eme édition du festival Kaléta et des arts Agouda. Selon le délégué général, Wilfried Houndjè, c’est un évènement qui vise à promouvoir et à valoriser le patrimoine culturel Afro-Brésilien à travers les masques Kaléta et Bourian, à renforcer l’intercommunalité et le rapprochement des communautés à travers le patrimoine culturel Afro-Brésilien. Comme les années antérieures, plusieurs activités seront au menu de cette édition. Il s’agit entre autres de l’atelier de fabrication artisanale de masques kaléta avec les enfants du Centre International d’Art et de Musique  de Ouidah (CIAMO) qui a déjà commencé, des jeux concours, du grand carnaval des enfants composé  des groupes kaléta, bourian, kpodji-guèguè, fanfare, des groupes d’animation traditionnelle. Des expositions, des visites touristiques et le grand spectacle qui sera animé par les enfants du CIAMO le samedi 24 décembre 2016 sur l’esplanade du Fort français sont aussi au programme.

Pour la petite histoire, les masques « Bourian et Kaléta » sont d’origine brésilienne et sont parvenus au Bénin dès la première  moitié du XIXe siècle  avec le retour d’esclaves libérés. Ils  ont essaimé le long de la côte béninoise, de nouvelles activités professionnelles que d’innovations festives acculturées dont Kaléta qui a résisté au temps.


Louis Tossavi

              Des élèves du CIAMO en atelier de fabrication de masques 

mardi 13 décembre 2016

Entretien avec la chanteuse béninoise Assy Kiwah au sujet de la relance de sa carrière


« Je suis toujours dans la même logique et je travaille »


De son vrai nom Mireille Missainhoun, Assy Kiwah est l’une des meilleures chanteuses de sa génération. Elle a un peu disparu de la scène musicale, mais depuis quelques temps, elle travaille pour la relance de sa carrière. Nous l’avons pris en interview la semaine dernière. L’artiste nous parle de sa carrière et de sa participation à l’édition 2016 de A capella en tant que membre de jury.


Vous disiez dans un entretien que nous avions eu avec vous en 2014 que vous avez pris la décision de revenir sur scène. Les Béninois attendent toujours ce retour et veulent avoir des informations sur  Assy Kiwah.

Je suis toujours dans la même logique et je travaille. J'ai fait un concert à Africa Sound City de Jah Baba en mai dernier. En Juin c'était à l'Institut Français dans le cadre de la fête de la Musique. Donc le processus suit son cours.

Pensez-vous  à la relance de votre carrière ?

Oui j'y pense et je travaille ardemment pour. Nous sommes dans un pays où il n'y a pas de maison de production. On se bat seul.


Des concerts ou un album en vue ?

Oui

Vous aviez activement participé à la 4e saison de ACapella. Racontez-nous un peu

Oui c'était une belle expérience. On a fait le tour du Benin à la rencontre de nouveaux talents. J'avoue que ce n'était pas évident mais avec les autorités de l'ORTB et surtout la production ça s'est bien passé. On s'en est bien sorti

C’était difficile de juger les prestations de ces jeunes ?

Oui assez difficile parfois car, il y avait de la matière. On était toujours dans l'embarras puisque la sensibilité et la technique devrait être prise en compte pour trier les meilleurs. C'était fastidieux.

Ces candidats avaient-ils du potentiel ?
Il y avait d'énormes potentialités.... Je profite pour remercier l'ORTB pour cette émission. Détecter des talents bruts et les travailler est très noble. Et vous verrez dans les prochaines années les résultats de cette initiative.

Votre appréciation de l’initiative et de son organisation

C'est une très bonne initiative. Je remercie la production qui n’a ménagé aucun effort avec les maigres moyens dont elle dispose. Je souhaiterais que les sponsors se bousculent sur a capella afin d'en faire un instrument puissant pour détecter les talents.

Selon vous, qu’est-ce qu’il faut corriger pour améliorer les prochaines éditions de ACapella?

Il faudrait simplement que l'ORTB ait les moyens à travers les annonceurs et les sponsors car c'est très lourd de mettre les candidats en résidence. L'organisation serait meilleure s’il y a plus de moyens. Je souhaite longue vie à l'émission a capella.

Louis Tossavi

                                             Assy Kiwah

2ème édition du festival national des médecins intellectuels traditionnels et assimilés du Bénin


Hommage aux enfants du Dahomey déportés pendant l’esclavage


Le Syndicat National des Médecins Intellectuels Traditionnels et Assimilés du Bénin (Sy.Na.M.I.Tra.A.B) organise du 06 au 09  janvier 2017 dans la commune de Ouidah, la 2eme édition du festival national des médecins traditionalistes autour du  thème « Hommage aux anciens Béninois et Béninoises déportés vers les autres terres du monde pour le repos de leurs âmes ».

Durant la période de la traite négrière, beaucoup d’enfants du Dahomey ont été déportés vers l’Europe et l’Amérique surtout. Ces derniers ont  pour la plupart servi dans des champs de Cacao et de canne à sucre. Ils  ont mené une vie de boy avant de trépasser. Des Béninois, notamment les membres du Synamitraab se souviennent encore de cette période douloureuse. C’est pour cela que dans le cadre des festivités devant marquer l’édition 2017 de la fête du 10 janvier, ces intellectuels traditionnels ont initié plusieurs activités pour non seulement rendre hommage aux âmes des disparus, mais aussi aider au renforcement de la cohésion entre les peuples. La ville de Ouidah a été choisie à dessein pour abriter ces manifestations, parce que c’est une localité chargée d’histoire, quand on parle particulièrement de la traite de l’esclavage. En effet, Ouidah, pour la petite histoire, a été le point d’embarquement des esclaves vers les Amériques. Sur les 11 millions d’Africains exilés par la traite occidentale, environs 2 millions sont partis du Bénin. Les esclaves étaient rassemblés sur une place pour y être vendus. Puis, ils parcouraient enchaînés les quelques kilomètres qui les séparaient de la plage. Enchaînés les uns aux autres, ils montaient dans des canots pour être entassés dans les cales des navires avant la longue traversée vers le Nouveau Monde. Ouidah constituait en effet l’un des principaux ports d’exportation d’esclaves et plusieurs pays européens étaient présents sur place disposant même des forts spécifiques (fort français, fort anglais, fort hollandais, fort portugais etc.). La porte du Non Retour devenue un grand site touristique est aujourd’hui un symbole de cette traite de la race noire et sa déportation. A en croire, le premier responsable national du Synamitraab, le vénérable Alphonse Dansou Gazozo,  « Ouidah est une ville historique qui a connu des moments de gloire et de difficultés. Mais courageusement, elle est sortie tête haute de toutes les difficulté ».

Perpétuer la tradition…

La première fête du 10 janvier a été célébrée à Ouidah sous la houlette des feus Sossa Guêdêhouguê et Daagbo Hounon avec le soutien de l’ancien Chef d’Etat Nicéphore Soglo. Certaines associations de Hounon, après la mort de ces deux grandes figures de la tradition au Bénin, ont tourné dos à la fête des religions endogènes. Celui qui a oublié son histoire ne peut certainement pas avancer. Le Synamitraab a décidé de célébrer chaque 10 janvier avec comme point de départ, l’organisation d’un festival qui a lieu dans la ville de Ouidah, suivi d’activités touristiques. La première édition a eu lieu l’année dernière avec succès où sages, notables et les populations étaient sortis nombreux pour participer à la messe de l’ « église de la sagesse africaine Djowamon » de Savalou. L’évènement avait aussi reçu le soutien sans faille de Daagbo Hounon Houna II. Nous sommes à quelques semaines de la fête du 10 janvier et une fois encore l’évènement aura lieu comme d’habitude dans la ville historique. L’objectif visé est d’aider au renforcement de la cohésion et de l’amitié entre les peuples, participer au développement du tourisme pour rester dans la logique de l’actuel régime qui entend faire du tourisme un levier de développement. Peuvent prendre part à ces manifestations, toutes les filles et tous les fils du Bénin sans exception. Des autorités à divers niveaux sont aussi attendues. Les préparatifs vont bon train. Une forte délégation du Synamitraab a d’ailleurs rendu visite à Daagbo HounonHouna II et à Sossa Guêdéhouguê II à Ouidah et à Sahouè Dotou avant-hier.

Louis Tossavi

                     Sur cette image des esclavages en train d'être déportés 

dimanche 4 décembre 2016

Yan Colince au sujet de l’opération « Bibliothèque Solidaire»



«Je me suis volontairement proposé comme Ambassadeur de ce projet »

Yan Colince est un journaliste béninois et passionné du livre. Il est l’auteur de l’œuvre l’Ivrogne de la Sorbonne. L’homme a initié depuis quelques semaines une opération de collecte de livres pour un projet de réalisation d’une Bibliothèque à Mèdédjonou, un arrondissement de la commune de Adjarra dans le département de l’Ouémé. C’est avec le soutien du Mouvement Leaders Solidaires de Mèdédjonou. Nous l’avons reçu en interview en début de semaine et nous parle l’évolution de l’opération. Il est également revenu sur la genèse de cette initiative appréciée par plus d’un.

Le Potentiel : Tu as initié l’opération Bibliothèque Solidaire de Mèdédjonou en collaboration avec le Mouvement  Leaders Solidaires de la localité. Qu’est-ce qui motive cette initiative ?
Colince Yann : Avant tout, merci de m’offrir la présente occasion de parler de cette initiative. Pour répondre à votre question, je dois faire une brève genèse. Au départ, il y a la volonté des ressortissants d’une localité, Mèdédjonou, de se retrouver ensemble dans un même creuset pour penser et panser les maux qui minent le développement de leur localité. Le creuset est trouvé : un groupe whatsapp qui permet de rassembler tous les ressortissants de Mèdédjonou, où qu’ils se trouvent, au Bénin ou dans n’importe quelle partie du monde. A partir de ce groupe whatsapp, ils ont mobilisé plus de deux millions six cent mille (2.600.000) francs pour offrir des cadeaux de Noël aux enfants de Mèdédjonou, en 2015. En août 2015, ils mobilisent plus de trois millions quatre cent cinquante mille (3.450.000) francs pour offrir des lots (moto, ordinateur, vélo, packs scolaires, frais de scolarité, etc.), aux meilleurs élèvent de cette localité aux examens nationaux de 2015. Etc. Tout ceci, de façon totalement désintéressée. J’ai été séduit par l’altruisme, l’humanisme, le volontariat et toutes les autres valeurs d’humanisme qui sous-tendent les actions de cette association. Quand j’ai entendu dire que cette association portait désormais le projet de doter leur localité d’une bibliothèque, je me suis volontairement proposé comme Ambassadeur de ce projet, avec l’ambition d’apporter ma modeste contribution à sa réussite. C’est ainsi que j’ai initié l’opération ‘‘Bibliothèque solidaire’’ pour collecter les livres au profit de ladite bibliothèque…

Comment est-ce que cette opération évolue depuis son lancement au siège de la Francophonie ?
Je dois reconnaître que les manifestations d’intérêt sont au-delà de mes propres espérances. L’opération a commencé le 14 novembre et doit officiellement s’arrêter le14 décembre. Je m’étais donné un mois pour collecter cinq cents livres. Mais aujourd’hui, deux semaines plus tard, l’objectif est largement dépassé.
Qui sont ceux qui peuvent contribuer à cette opération et quels sont les  types d’œuvres qu’on peut offrir?
Ceux qui peuvent contribuer, ce sont les acteurs de la chaîne du livre (écrivains, éditeurs, libraires, lecteurs), ce sont les institutions diverses, ce sont les bonnes de bonnes volontés. En un mot, c’est toute personne physique et/ou morale sensible à ce projet qui vise à rapprocher le livre du lecteur défavorisé. Pour la nature, nous acceptons toutes les œuvres, particulièrement les œuvres au programmes, les œuvres d’auteurs Béninois, toutes sortes d’œuvres éducatives, distractives, etc.

Combien d’œuvres ont été déjà collectées ?
Au moment où je vous réponds, la moisson est plutôt très bonne. Ceci grâce à la Direction des Arts et du Livre (Dal) qui a offert cent (100) livres ;  grâce au PDG de LAHA éditions qui a lui seul a gracieusement et gratuitement offert trois cents (300) livres ; grâce aux acteurs de la chaînes du Livre : Florent Couao-Zotti, Thanguy AGOI, Sophie Adonon, Habib Dakpogan, Daté Barnabé-Akayi, Carmen Todonou, Akofa HAHO, Rodrigue Atachoué, Stephens Akplogan, Elena Miro K., etc. (je ne peux les citer tous ici maintenant, mais je le ferai en d’autres occasions), qui ont manifesté un enthousiasme extraordinaire autour de cette opération. Sans oublier ces nombreux passionnés du livre de Natitingou à Porto-Novo en passant par Bohicon, Cotonou et autres, qui ont fait des dons, lesquels nous permettent d’être aujourd’hui à plus de sept cents livres collectés.

Après la collecte des œuvres, qu’en sera-t-il du bâtiment qui va abriter la bibliothèque, et combien coûtera-t-il à peu près?
Justement, c’est l’un des aspects qui m’a séduit dans la démarche de l’association qui porte ce projet, Les Leaders Solidaires de Mèdédjonou (LSM). La construction du bâtiment qui va abriter cette bibliothèque va coûter plus de cinq millions et c’est l’association qui mobilisera les fonds, grâce à l’extraordinaire sens de solidarité qui anime ses membres. Après, c’est vrai, il vaudra des soutiens pour aider à trouver les mobiliers et autres équipements nécessaires. Mais le minimum est un acquis, à savoir un local fonctionnel et des livres. Pour le reste, on avisera…

Un appel à lancer à ceux qui souhaitent accompagner le mouvement
Avant de lancer mon appel, permettez-moi de souligner un aspect important. En m’impliquant activement dans ce projet, je veux aussi, par cet engagement, rappeler que les réseaux sociaux ne servent pas uniquement à invectiver à longueur de journée ou à insulter les politiciens. Voilà une association, LSM, qui a fait ses premiers pas grâce à Whatsapp et dont les actions forcent l’admiration. Une association qui œuvre de manière totalement désintéressée, sans arrière-pensée politique. Je rappelle au passage que le vice-président de cette association n’est nul autre que le Lieutenant-Colonel Dieudonné Tévoèdjrè, l’actuel commandant de la Garde-Républicaine. Maintenant, je voudrais lancer un appel à tous, qui que vous soyez : soutenez ce projet d’érection d’une bibliothèque solidaire à Mèdédjonou, parce qu’en le faisant, vous rapprochez les jeunes des zones défavorisés de la connaissance et réduisez ainsi les limites de l’ignorance. Grâce à votre soutien, ce projet sera un succès et ce succès va créer le déclic et inspirer d’autres localités du Bénin…


Interview réalisée par Louis Tossavi

Yan Colince 



mercredi 30 novembre 2016

Art plastique


Constantin Alihonou un plasticien environnementaliste

Il est un artiste plasticien togolais d'origine béninoise. Il a fait de  l'art, sa passion. Un artiste plein de talent qui fait son petit bonhomme de chemin. Constantin Alihonou  puis que c’est de lui qu’il s’agit multiplie les œuvres et les expositions pour se positionner sur au plan national et international. Sa dernière exposition intitulée ‘'La Terre Nourricière'', montre le côté environnementaliste de cet artiste qui œuvre pour la protection de l'environnement.



 Constantin Alihonou ne peut pas vivre sans l'art. « L'art c'est ma vie. Ma Première formation était la maintenance et réseaux. Depuis 2003 que je suis dans l'art. Aujourd'hui d'autres opportunités de formation me viennent mais je tiens toujours à l'art. Quand bien même cela ne  nourrit pas en tant que tel, tous les jours que Dieu fait, je vis et je respire l'art. J'aime créer. J'adore les couleurs. Cela me donne la joie de vivre. », nous confie-t-il. Seule la passion peut amener quelqu'un à laisser une formation qui lui promet un avenir radieux. Mais lui il a préféré l'art qui le passionne et lui donne le bonheur d'exister. « A part le Professeur Paul Ahyi qui a marqué et révolutionné l'art plastique au Togo, l'art plastique ne nourrit pas son homme. Pour un togolais lambda, son souci est de tout faire pour avoir une maison et la farine et l'huile ne manque pas chez lui. Le togolais manque d'éducation sur l'art plastique.'', a reconnu l’artiste. Comme pour dire qu'il n'est pas dans l'art parce que cela lui procurait tout le bonheur matériel du monde. Constantin Alihonou s'est accroché à l'art parce qu’il arrive à s'exprimer et à s'ouvrir au monde visible. Il travaille essentiellement sur l'environnement car pour lui, rien de grand ne peut se faire de bon dans un environnement pourri.

« Terre nourricière », c'est le thème qu’il a donné à  sa dernière exposition qui s’est tenue à Goethe Institut du 3 au 12 novembre dernier. « Terre nourricière », parce qu’elle  « nous donne tout. Notre nourriture, nos déplacements car c'est sur elle nous marchons chaque jour, nos vêtements, bref notre existence et même après notre mort, elle nous accueil sans demander de compte. Tout ce que nous faisons tous les jours, c'est lui témoigner notre ingratitude en la piétinant encore et encore. Donc pour moi, il est temps que nous prenions un peu soins de la terre, de lui rendre hommage et de lui donner de la valeur », a-t-il poursuivi. A travers ses œuvres, Constantin Alihonou entend rendre un hommage mérité à la terre qui est tout pout les êtres vivants comme les espèces humaines, animales ou encore végétales. Pour montrer la beauté et la bonté de la terre, il y puise ses matières premières. Pour lui, la protection de l'environnement doit rentrer dans les habitudes des populations. A travers ses œuvres, il en appelle à la conscience collective pour un monde meilleur à travers l'entretien de la terre.

Des œuvres qui inspirent  

Constantin Alihonou a laissé ses empreintes dans  les centres culturels privés ou publics au Togo maintes fois. En dehors du Togo, il a une fois exposé au Bénin, plus précisément au centre Villa Karo à Grand-Popo. L’artiste  a aussi fait une fois un détour en Belgique dans la galerie ‘'Image au carré'' de l'artiste Alain Godfroid. Par ses œuvres, Constantin Alihonou est présent dans le musée d'Istanbul en Turquie, dans les Ambassades d'Allemagne et de la Chine au Togo. Aussi, est-il  membre du conseil d'administration du bureau togolais de droit d'auteur(BUTODRA) et membre fondateur de l'association « Cercle d'Art Contemporain ». Il vit et travaille actuellement à Lomé au Togo, mais a plein de projets. « Mon projet d'avenir c'est de venir exposer au Bénin mon pays d'origine et à l'étranger d'une manière générale. Voyager pour découvrir comment vit l'art dans ces pays'', a –t-il fait savoir.

Il souhaite plus du milliard à l’art au Togo

Constantin Alihonou est bien conscient de sa situation socioéconomique et celle de ses pairs. Il est très remonté contre les autorités togolaises qui affichent un mépris total envers les artistes de façon général.  Ce qui l'amène à lancer un cri de cœur à l'endroit des populations et surtout à l'endroit des autorités en charge de l'art au Togo. Il souhaite que la population soit éduquée sur les valeurs de l'art pour qu'elle en prenne enfin conscience. A l'endroit des autorités, il plaide pour une augmentation de la cagnotte allouée à la culture. « Si j'ai un appel à lancer à l'endroit des autorités togolaises, c'est de tout faire pour que l'art connaisse son vrai envol en augmentant le fonds d'aide à la culture qui est de 300 millions de francs CFA chaque deux ans à au moins 1 milliard 500 millions de francs CFA par an. D'éduquer la population sur l'art en général. Et que cette population arrive à soutenir les artistes en achetant les œuvres d'art. A mes pairs artistes de tout faire pour persévérer. Je vous encourage les frères artistes car le chemin n'est pas facile. », il a martelé.

Louis Tossavi

Constantin Alihonou pose avec de ses oeuvres 

samedi 26 novembre 2016

4e édition des ‘’embuscades de la scène’’


« Un espace de diffusion de spectacles faits par les jeunes »


La 4e édition des ‘’embuscades de la scène’’ démarre officiellement le 29 novembre 2016. C’est une plateforme de formation, de création et de diffusion de l’art dramatique. Une occasion offerte aux jeunes créateurs et metteurs en scène de se faire connaître au grand public à travers leurs œuvres et s’ouvrir les portes de l’emploi culturel. A quelques jours de ce grand évènement organisé par les jeunes et pour les jeunes, nous avons rencontré la directrice de l’édition 2016 des ‘’embuscades de la scène’’ Parfaite Houzanmè ; elle nous dévoile le programme concocté pour cette année et les nouveautés.

Le Potentiel : Nous sommes à quelques jours de la 4e édition des embuscades de la scène. Où en êtes-vous pour les préparatifs ?

Parfaite Houzanmè : Les embuscades de la scène nous l’avons commencé depuis plusieurs mois. Nous avons commencé par l’appel à candidatures pour permettre aux amateurs de s’inscrire et de présenter des créations qu’ils ont déjà pour pouvoir participer à l’édition. Nous avons reçu une dizaine de dossiers et seulement trois ont été retenus après audition. Après l’appel à candidatures, nous avons procédé à la formation. Cette fois-ci elle n’a pas été classique comme on l’a toujours fait. Nous avons sollicité l’appui d’un professionnel de la scène qui s’est occupé de ces comédiens retenus suivant des modules. C’est ce professionnel qui les suit depuis 4 semaines. Ils travaillent sur leurs créations. Il a la tâche de veiller à ce que le travail soit bien fait. Il est question de parler de la création, d’acteurs, de la scénographie avec le metteur en scène pour pouvoir tout ficeler.

Quel est l’objectif global des embuscades de la scène ?
Les embuscades de la scène se veulent être un espace de diffusion de spectacles faits par des jeunes. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, nous avons constaté de plus en plus que les jeunes metteurs en scène, les jeunes comédiens ne sont pas aussi connus, ils ne sont pas visibles. C’est vrai ils travaillent, mais ils n’ont pas l’opportunité de présenter ce qu’ils font au public pour qu’on sache qu’ils existent, qu’ils travaillent. Et c’est justement pour palier à cela et pour que leurs créations soient exposées au public que nous avons créé les embuscades de la scène.

L’édition 2016 se déroulera à quelles dates et où ?

C’est du 29 novembre au 10 décembre. La cérémonie d’ouverture aura lieu à artistik africa. Après la cérémonie d’ouverture, il y aura un premier spectacle. 4 espaces culturels sont retenus à savoir artistik africa, espace Mayton à Abomey-Calavi, Okpara culture et un espace à Womey. Nous avons 3 spectacles à chaque lieu pour trois jours. Nous serons à artistik les 29, 30 et 1er. La semaine du 2 on sera à Okpara culture et après on ira à Calavi.

Qu’est ce qui fait la particularité de cette édition ?
C’est déjà le fait que embuscade de la scène a choisi de prendre 3 spectacles parce que les années antérieures on était à 4. Pas parce qu’on n’a pas les moyens d’aller jusqu’à 4, 5 ou 6. C’est tout simplement parce qu’avec ce qu’on a eu comme dossiers, il fallait retenir  que ça. Les dossiers sont sélectionnés suivant des critères, tant qu’ils ne sont pas remplis, ce n’est pas évident qu’on retienne un dossier. L’autre particularité de cette année, c’est la sortie qu’il y aura sur Porto-Novo (à la fondation panafricaine pour le développement culturel ‘’Fopadec’’ du professeur Nouréni Serpos Tidjani). Ce sera le 10 décembre ; le professeur nous accueillera et nous présentera une communication. Cela permettra aux  jeunes metteurs en scène qui ont évolué sur l’évènement d’avoir quelques bribes de connaissance afin de savoir comment se positionner  sur le marché de l’emploi culturel pour s’imposer. Si nous finissons les embuscades de la scène, le plus important c’est l’insertion professionnelle que nous visons et nous y tenons.


Il y a-t-il des professionnels de la scène qui vous accompagnent sur ce projet ?
Les professionnels de la scène ont toujours éié là. Tous les parrains que nous avions eus jusque-là sont des professionnels de la scène.  Le parrain de cette édition, c’est Claude Balogoun qui est aussi un professionnel de la scène. On ne peut pas dire qu’ils ne nous soutiennent pas.

Un mot pour conclure cet entretien
‘’Les embuscades de la scène’’ est un produit fait par les jeunes et pour les jeunes. Ce sont des jeunes qui ont pris l’initiative de faire découvrir d’autres jeunes sur la scène théâtrale, donc les jeunes devraient normalement porter cela pour la simple raison qu’aujourd’hui c’est devenu leur chose. Ce que nous leur demandons, c’est de nous soutenir. Le soutien c’est surtout la présence physique. Qu’ils viennent nombreux aux lieux de spectacle et que vive la culture.

Réalisation Louis Tossavi




Parfaite Houzanmè, directrice de l'édition 2016 des Embuscades de la Scène 


mardi 1 novembre 2016

‘’Missier Lé Plésident’’


Une œuvre humoristique dans un style hors du commun

‘’Missier Lé Plésident’’ est un ouvrage dédié à toutes les victimes des systèmes  politiques en Afrique. Il met en  scène des personnages atypiques notamment son Excellence  Mr Dokounnon, président de la République de Miwè et est écrit dans un style particulier.


Le livre est subdivisé en 3 grandes parties. La première présente le discours d’investiture de son excellence, Mr Dokounnon, président de la République de Miwè, chef d’Etat, Chef du gouvernement, premier magistrat et chef suprême des armées. La deuxième partie est consacrée aux quatre différentes lettres adressées à Missier Lé Plésident après son accession au pouvoir. Dans la troisième partie, l’OJP propose aux lecteurs un poème pour les enfants d’Afrique titré ‘’J’ai pleuré mon Afrique’’. A la 4e et dernière  partie, on retrouve un jeu concours OJP entrant dans le cadre du programme de sensibilisation de la jeunesse béninoise sur un militantisme partisan. Dans ses lettres, Yakpémi de Yaminmité s’est adressé à son excellence en ces termes : « Missier lé plésident depuis douze mois que vous avez majestueusement accédé à la plésidence de Miwè, j’ai gardé l’espoir de vous accueillir dans ma vaste concession familiale à Yaminmité. Cher plésident lors de la campagne électorale qui vous a massivement porté à la tête de notre chère patrie, le délégué du village de Yaminmité qui n’est autre que le cousin de l’oncle du gendre du chef de notre collectivité, nous a fait part des liens de sang qui vous rattachent à notre village. Il nous a aussi informé que le village de votre concubine venue spécialement de Liberville plaider votre cause n’était autre que celui d’à coté… Missier lé Plésident; la première lettre que j’ai fait écrire il y a bientôt un an par mon fils dans l’espoir d’obtenir une audience à la plésidence n’est jamais parvenue à vous. Le chef du village de Yaminmité élu Maire de toute la région est désormais difficilement accessible. Il n’habite d’ailleurs plus ce village et certains ragots disent qu’il gère la commune depuis son somptueux palais qu’il vient d’acquérir à Liberville… Le monsieur Gantchého est revenu au village pour organiser une messe de remerciement en votre honneur. Il a demandé à tout le village de vous rendre grâce pour sa nomination en tant que ministre d’état chargé de la mobilisation des pauvres et des marches de soutien.  Le chef du village nous a lui aussi quitté; il est devenu dépité depuis la nomination de monsieur Gantchého en tant que ministre. Aujourd’hui, le pasteur qui a confisqué nos sous a été élu chef du village. J’avais commencé à perdre espoir parce que vous venez de passer quatre ans à la tête de Miwè ». Mais si Yakpémi de Yaminmité a adressé toutes ces correspondances à Missier Lé Plésident, c’est parce que ce dernier a  fait plusieurs promesses aux habitants de Miwè lors de  son investiture. Mais des mois après, il n’y a pas eu grands changements  pour réduire les peines des populations de Miwè. Beaucoup d’autres choses sont à découvrir dans cet ouvrage  tout spécial. ‘’Missier Lé Plésident’’ appel à l’éveil des consciences et à une prise de conscience.


Louis Tossavi

dimanche 30 octobre 2016

Exposition/Vernissage à l’institut Goethe de Lomé dès le 2 novembre


Constantin Alihonou met en valeur la terre qui nourrit

L’artiste plasticien de nationalité béninoise et vivant au Togo, Constantin Alihonou, sera en exposition/vernissage à l’institut Goethe de Lomé du 02 au 12 novembre 2016. L’évènement aura lieu sous le thème « Terre Nourricière » et permettra au public de découvrir et d’apprécier le travail de qualité que fait ce plasticien dont la renommée dépasse les frontières togolaises.

Constantin Alihonou est un des meilleurs artistes plasticiens de sa génération. A plusieurs reprises par le passé, il s’est déjà fait illustrer par ses œuvres et c’est grâce au travail bien fait que le centre culturel allemand (Institut Goethe) de Lomé a accepté accueillir son vernissage du 02 novembre prochain et son exposition qui démarre le 03. L’artiste s’est très tôt frayé son chemin dans l’art plastique. L’amour et la passion pour ce métier ont fait qu’il a choisi son aîné dans le domaine Paul Ahyi pour l’initier. Il a donc appris à percevoir le monde autrement auprès de lui et avec lui. Au fil des années et avec les expériences accumulées, il s’est découvert lui-même et il a voulu impressionner ses amis puis après le monde. Dans ses œuvres et ses démarches, ce plasticien talentueux utilise le fer, le plâtre, le ciment (blanc ou ordinaire), céramique pour les monuments de taille et les fresques murales. «  Je n’ai pas de voix, je n’ai pas de plume, j’ai mes pinceaux… pour m’exprimer. Je les utilise pour peindre le rouge en bleu. Ainsi se résume ma vie de peintre…Je peins avec des peintures ordinaires ou industrialisées (acrylique et huile); des morceaux de tissu, des boites de cannettes vides, du plastique, des toiles de jute, des feuilles séchées  pour le collage; avec de l’acide chlorhydrique pour les eaux fortes, les tôles (laiton, aluminium ou cuivre); avec du feu pour les ‘’zotas’’; du bois massif pour les sculptures en bois… », déclare-t-il sur le site de l’Institut Goethe. « Afin de lutter pour la sauvegarde de l’environnement et d’être le plus naturel possible, j’utilise aussi des matières comme les pigments naturels (galola, kaolin, cendre); la sève du khaya senegalensis (maugen), pour peindre; de l’argile pour le modelage. Et quand  je fais du modelage, cela me fait penser  à « tu es poussière et tu redeviendras poussière». Je me sens tellement fier. C’est comme si j’étais dans l’atelier du Créateur suprême celui qui a créé le monde à son image, l’amour, la paix, a-t-il ajouté sur le même site. Le rendez-vous est donc pris à partir du mercredi 02 novembre 2016 pour découvrir ou redécouvrir les œuvres de Constantin Alihonou.

Louis Tossavi  


L'une des oeuvres de Constantin Alihonou 

jeudi 27 octobre 2016

Fermeture annoncée du MIA à partir du 1er novembre


Denis Avimadjèssi revient sur sa décision

 Il y a quelques semaines, Denis Avimadjèssi avait annoncé la fermeture de son musée situé à Ahozon dans Ouidah et la vente des pièces qui s’y trouvent. Il avait confié à certains organes de presse les motivations de cette décision. Une information qui a fait le tour des fora et des médias même à l’international. Mais le promoteur  a décidé de ne plus fermer le musée, en tout cas pour le moment.

Créé  le 17 septembre 2012, le musée  international Avimadjèssi (MIA) est situé à Ahozon dans la commune de Ouidah et accueille  plus  de 4000 pièces venues du monde entier. La réalisation de ce musée est un rêve d’enfance  pour son promoteur. L’objectif était de demeurer dans son domaine favori qui est sa passion, c'est-à-dire l’art, en ajoutant une autre discipline qui est le patrimoine. Donc, organiser la diversité culturelle ici au Bénin. Malgré les difficultés, l’homme  faisait avec les maigres moyens et les ressources personnelles. La principale difficulté  c’est qu’il n’y a pas d’affluence dans le musée. Denis Avimadjèssi déclarait au micro de Donatien Gbaguidi  du journal l’Evènement Précis  le 23 octobre dernier : « Je suis fatigué. J’ai  investi pratiquement tout ce que j’ai réalisé dans ma vie dans ce Musée. Aujourd’hui, je veux conquérir ma liberté de vivre. Je ne veux plus me faire humilier par des gens qui sont aujourd’hui fonctionnaires bien après moi. Je suis actuellement à la retraite. Je veux maintenant liquider ces pièces pour mettre le local en vente pour vivre aisément de ma retraite». Au micro de  Eskil Agbo, journaliste à w.w.w.dekartcom.com, il affirmait : « Le bon ministre Paul Hounkpè s’est personnellement déplacé dans mon musée, l’année dernière et a dit que cette richesse exceptionnelle ne doit pas être perdue pour notre pays. Nous avons alors établi un plan de sauvetage sur trois ans à raison de cinq millions de francs par an. Il a écrit une instruction pour qu’on me paye cet argent. Sur les cinq millions de cette année, je n’ai reçu que trois millions après mille tracas et humiliations. Le reste, c’est à dire les deux millions, ils ont dit clairement qu’ils ne le payent pas. Et les raisons évoquées sont simplement insultantes pour le vieux fonctionnaire que j’ai été avant eux tous. En plus, je me suis déjà endetté pour préfinancer et relever le musée. Maintenant, voilà ». On comprend donc que l’homme ne sait plus à  quel saint se vouer et était obligé de prendre cette décision de fermer le musée, mieux  vendre tous les  objets d’art qui s’y trouvent à partir du 1er novembre 2016. Cette nouvelle a surpris  plus d’un parce que personne ne s’y attendait. Après certainement des échanges avec certaines personnes, l’homme est revenu sur sa décision pour le moment. Il ne ferme plus le musée.

Louis Tossavi

Le promoteur et directeur du MIA 

mardi 27 septembre 2016

Lancement de « Djogbé.com »



Le moteur de recherche qui désenclave numériquement l’Afrique


Comme annoncé depuis quelques jours, le moteur de recherche « Dogbé.com » a été officiellement lancé le samedi 24 septembre 2016 à l’hôtel Novotel Orisha de Cotonou. Plusieurs invités ont pris part à cette cérémonie dont une pléiade de traditionnalistes et de têtes couronnées.


Après plus de 6 ans de recherches et de sacrifices, Fantodji Adouwédji Alokpéto, grâce à son génie créateur a mis à la disposition de l’Afrique et des Caraïbes, un moteur de recherche dénommé « Djogbé.com ». Une première dans l’histoire et qui va permettre au continent noir surtout de rendre visible et vendre sa très riche culture d’une part, et d’autre part d’offrir plusieurs autres services aux populations afin de leur faciliter l’existence. En présentant les différentes caractéristiques de cet important outil de recherche ce samedi aux invités et à tous ceux qui avaient effectué le déplacement, le porteur de ce projet, un digne fils du Bénin connu dans le monde  pour ses compétences a fait savoir qu’au-delà du moteur de recherche, « Dogbé.com » vise  à permettre à l’Afrique de  rompre avec l’enclavement numérique. Mieux, « Djogbé.com » va développer la net-économie et permettre aux Africains de gagner du temps dans les échanges et services. Djogbé offre une régie publicitaire aux entreprises afin qu’elles puissent se rendre visible. Sur ce moteur de recherche, il y aura une plateforme  d’Emails sécurisés, cryptés permettant de sécuriser les échanges d’information et de communication. Des travaux se font pour faire sortir des systèmes de payement mobile, bien au-delà des systèmes actuels permettant d’avoir accès aux localités les plus reculées. Selon les explications de Fantodji Adowédji, « Djogbé.com » offre également des opportunités aux jeunes informaticiens talentueux de se faire connaître.
L’initiative a reçu le soutien indéfectible des gardiens de la tradition en témoigne la grande mobilisation le samedi dernier autour du lancement officiel. Parmi les premiers du côté des traditionnalistes, on compte le vénérable Alphonse Dansou Gazozo, premier responsable national du Syndicat National des Médecins Intellectuels et Assimilés du Bénin (Synamitraab) et en même temps président du comité éthique de la plateforme « Djogbé.com ». Selon ce dernier, Adouwédji  est à féliciter pour avoir permis à l’Afrique de disposer désormais de son moteur de recherche. « Avec ce moteur de recherche, l’Afrique s’éveille. L’Afrique n’aura plus des difficultés en matière communicationnelle, au niveau des transactions bancaires, la technologie moderne. Au nom des mânes des ancêtres, nous lui apportons tout notre soutien et nos bénédictions » a-t-il déclaré. Si ce Béninois, spécialiste en aéronautique et informaticien de grande classe qui a travaillé pendant des années au ministère français du transport, a vu son rêve devenir réalité, c’est aussi grâce à l’appui  de certains de ses amis. Parmi ceux-ci on peut citer Boubacar Baudry, le directeur à la communication de « Djogbé », Me Sylvestre Piam qui sera désormais l’avocat de « Djogbé », Pierre Sauvelle le designer du projet et le facilitateur Franck Sauvalle.

Louis Tossavi

de gauche à droite, le Vénérable Alphonse Dansou Gazozo, Boubacar Baudry et Fantodji Adouwédji

Ces gardiens de la tradition du Synamitraab ont soutenu l'événement 




jeudi 15 septembre 2016

Dons au complexe « Santé et Vie » de Kinto


Serge Anicet Akélé fait œuvre utile à travers l’ONG IKELODJOU 

Un franco-béninois animé d’un esprit humaniste a offert d’importants dons au complexe « Santé et Vie » de Kinto dans l’arrondissement de Zinvié, commune d’Abomey-Calavi. Il s’agit de Serge Anicet Akélé, de l’organisation non gouvernementale  « Ikélodjou ». La remise symbolique des dons a eu lieu le 18 août 2016 au palais privé du roi de la localité Adjiwatonou Yéwa Kpèdo III à Cotonou. Ce dernier a, à son tour transféré les colis aux bénéficiaires le 19 août 2016.  

Serge Anicet Akélé est un Béninois de la Diaspora qui s’illustre dans le domaine du social. En effet, le 18 août dernier, il a rendu visite au roi du village de Kinto, arrondissement de Zinvié, commune d’Abomey-Calavi les bras chargés de présents pour le complexe « Santé et Vie » de la localité. Il s’agit de jouets, layettes, habits d’adultes et des meubles. Cette action humanitaire a été effective grâce au soutien des personnes de bonne volonté comme  Mr Loïc Agnès et  Mme CHERROT qui ont  donné les meubles. Mr PIERRICK LEROY et Mme BRIGITTE MOREAU ont pour leur part offert  les vêtements. Et c’est avec une joie immense que le roi de Kinto Adjiwatonou Yéwa Kpèdo III a reçu les colis de façon symbolique des mains de son hôte, avant de le transférer. Ce dernier n’a pas caché sa satisfaction et son désir de voir le donateur multiplier ces actions. Une partie des  dons a été acquise sur fonds propres dans de grandes boutiques en France.  Serge Anicet Akélé nourrit de nobles ambitions pour l’amélioration des conditions de vie de ceux qui sont dans le besoin  à travers l’ ONG ‘’Ikélodjou’’. S’agissant de ce qui l’a poussé à faire de tels dons, le franco-béninois explique, « Ça fait partie de mes rêves. Compte tenu des souffrances et de évènements que j’ai vécus moi-même. Du coup, l’idée m’est arrivée d’acheter des choses et de venir les partager avec mes frères et sœurs Béninois». Et c’est depuis  4 ans qu’il s’est engagé sur ce chantier et pense aller loin dans ses initiatives. Selon cet humaniste qui est toujours animé du sens du partage, «Quand certains peuvent avoir beaucoup et jeter, il vaut mieux en  donner aux autres ». Pour Serge Akélé, c’est le geste qui compte et il n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. «  Que Dieu nous protège et que mes ambitions et mes rêves soient réalisés. Que nos hommes politiques aussi puissent réfléchir  de la même manière», a-t-il laissé entendre. Il envisage  faire d’autres actions les mois à venir en faveur de ceux qui sont dans le besoin, toujours avec l’appui de ses partenaires en France.


B. K.

Anicet Akélé à gauche remettant symboliquement des dons au roi de Kinto à droite

mercredi 7 septembre 2016

Dons aux malades de l’hôpital de Kinto dans l’arrondissement de Zinvié


Serge Anicet Akélé vole au secours des nécessiteux  

Un franco-béninois animé d’un esprit humaniste a volé au secours des personnes malades de l’hôpital du village de Kinto dans l’arrondissement de Zinvié, commune d’Abomey-Calavi. Il s’agit de Serge Anicet Akélé, initiateur de l’association « Ikélodjou ». La remise symbolique des dons a eu lieu le 19 août 2016 au palais privé du roi de la localité Adjiwatonou Yéwa Kpèdo III.  

Serge Anicet Akélé est l’un des Béninois de la Diaspora, soucieux du développement de leur pays et du bien-être social des populations. Ce digne fils de Ouidah a rendu visite le 19 août dernier au roi du village de Kinto, arrondissement de Zinvié, commune d’Abomey-Calavi les bras chargés de présents à distribuer aux enfants de l’hôpital de la localité. Il s’agit des jouets, des habits pour enfants dans un état neuf et bien d’autres choses. Et c’est avec une joie immense que le roi de Kinto Adjiwatonou Yéwa Kpèdo III a reçu les colis de façon symbolique des mains de son hôte, avant le transfert du gros lot des dons. Ce dernier n’a pas caché sa satisfaction et son désir de voir le donateur multiplier ses actions en faveur des nécessiteux. Ces dons de Serge Anicet Akélé ont été achetés sur fonds propres dans de grandes boutiques en France et envoyés au Bénin dans des conteneurs, après   toutes les  formalités qui lui ont coûté des millions de Francs CFA.  A la question de savoir si ce qui a motivé ce geste, le franco-béninois qui nourrit de nobles ambitions pour l’amélioration des conditions de vie de ceux qui sont dans le besoin  à travers l’ « association Ikélodjou »  répond en ces termes : « Ça fait partie de mes rêves. Compte tenu des souffrances et de évènements que j’ai vécus moi-même. Du coup, l’idée m’est arrivée d’acheter des choses et de venir les partager avec mes frères et sœurs Béninois». Serge Anicet Akélé s’est lancé dans cette affaire depuis 4 ans et pense aller loin dans ses initiatives par la grâce de Dieu. Pour cet humaniste qui est toujours animé du sens du partage, «Quand certains peuvent avoir beaucoup et jeter, il vaut mieux en  donner aux autres ». L’homme ne pense pas faire des actions humanitaires pour s’enrichir personnellement comme on le voit avec des ONG locales, mais pour lui, c’est le geste qui compte et il n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. «  Que Dieu nous protège et que mes ambitions et mes rêves soient réalisés. Que nos hommes politiques aussi puissent réfléchir  de la même manière quand on parle de l’Afrique du bas de l’échelle », a-t-il laissé entendre. Serge Anicet Akélé pense faire d’autres actions les mois à venir en faveur de ceux qui sont dans le besoin, cette fois-ci avec certainement l’appui de ses partenaires en France.


Louis Tossavi 

Serge Anicet Akélé procède ici à la remise symbolique des dons 


                                                                   Le donateur
Quelques habits offerts 

lundi 15 août 2016

Nuit de l’indépendance du Bénin à Paris



BENIN-DIASP’ACTIVE crée l’évènement 
  
Les rideaux sont tombés sur la 1ère édition de la Nuit de l’indépendance du Bénin à Paris le dimanche 31 juillet 2016 à l’hôtel de ville de Rosny-Sous-Bois sous les regards admiratifs  des participants et autorités de haut. Des présidents et membres d’associations de la Diaspora France-Europe ont honoré de leur présence cette messe annuelle de la célébration du 56é anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté nationale et internationale.

La nuit de l’indépendance du Bénin à Paris est une initiative  de Aziz ADJAKPE, président de l’association des jeunes de la Diaspora dénommée ‘’Bénin-Diasp’Active’’, avec la collaboration de l’Agence de communication Tam-Tam d’Afrique de Me Aziz ABDOULAYE. Le patron de l’institut DY Touch de Dine AKINDES a apporté sa touche particulière à l’évènement. Tout ceci sous le haut parrainage de Romain da Costa, haut fonctionnaire de Rosny-Sous-Bois et Président de l’ONG Amitié Développement Bénin (ADB).
Plusieurs artistes dont  Géo ‘Almeida, Prince Rambo, Molare Cash Money et Princesse du Bénin, Laurent HOUNSAVI, KiriKanta, Sêssimê, la camerounaise Ervy MELLE, sans oublier le groupe Gbêdiga avec les zangbétos, les égunguns ont pris part à cette nuit de l’indépendance.
La particularité de l’évènement, a été  le prix de mérite décerné par l’Association Bénin-Diasp’Active aux meilleurs de la Diaspora et un certificat de participation à tous..
La nuit du Bénin à Paris a été marquée par la présence des autorités de l’ambassade, la Vice-Consul Nissima KEREKOU, les autorités de l’Unesco, sous l’œil vigilant des médias et de Patapapara photographie, le chasseur d’images de la Diaspora en région Parisienne et l’Europe.
Pari réussi pour le Comité d’organisation qui a fait preuve de courage et de détermination. L’évènement est organisé sur fond propre, c’est-à-dire sans le soutien des autorités béninoises ni le ministère de la culture du Bénin malgré les appels de pied.  Alors que tout juste à côté dans la même ville de Paris la semaine culturelle du Bénin se tenait et est financée à des millions aux frais du contribuable et dont l’entrée au concert coûtait 25Euros comparativement à ceux de Bénin-Diasp’Active qui était à 20Euros donnant droit à un rafraîchissement.
Le souhait des uns et des autres est que les meilleures initiatives comme celles-ci bénéficient de beaucoup d’attention de la part des autorités.
Le rendez-vous est pris l’année prochaine pour une deuxième édition avec beaucoup d’innovations.

L.T. 

Aziz Adjakpè et deux invitées à cette nuit 



jeudi 11 août 2016

A la découverte du Top Model Ulysse Freitas



Fierté du Bénin et de la Suisse
Ulysse Freitas est un jeune mannequin  bénino-suisse qui fait parler de lui en Europe. Il est depuis plusieurs jours au Bénin, pays d’origine de ses parents, où il a pris part au forum Bénin-Suisse en tant qu’observateur. Nous l’avons rencontré et le jeune top model qui prépare actuellement son bachelor à la Haute Ecole de Travail Social en Suisse, nous parle de ses concours remportés, de ses ambitions pour la Suisse et le Bénin.
Issu d’un père originaire de Porto-Novo et d’une mère de Lokossa, plus précisément de l’arrondissement de Houin, Ulysse Freitas est né en Suisse à Genève et a fait ses premiers pas dans ce pays. Depuis son enfance, ce digne fils du Bénin a eu un intérêt pour le sport , notamment l’athlétisme et le Handball. A côté des études, Ulysse Freitas avait envie de faire autre chose. C’est alors qu’il s’est lancé dans le mannequinat, surtout avec ses atouts physiques. En 2013, il participe au concours Miss-Mister de la Suisse et  décroche le 1er prix, parmi de nombreux candidats. L’année dernière, le bénino-suisse était présent au concours de mannequinat Top Model européen qu’il a gagné en Belgique. Toujours en 2015, Ulysse Freitas a représenté la Suisse au Men Modèle Univers. A cette compétition, il a remporté le 2e prix derrière un hollandais. Depuis ces concours, le jeune a pris des contacts et s’est créé son réseau. Il poursuit actuellement ses études tout en faisant le mannequinat. Dans le même temps, Ulysse travaille dans un hôpital de psychiatrie en Suisse en tant qu’éducateur. Le natif de Genève rêve de conquérir les Etats-Unis d’Amérique où il pense  démontrer tout son savoir-faire dans le mannequinat. Ulysse Freitas se dit persuadé parce qu’il trouve qu’il a sa place là-bas. Le top model a plusieurs autres projets et nourrit de nobles ambitions. Il pense contribuer au développement de son pays. 


Louis Tossavi     


mardi 9 août 2016

Transformation du département des Arts de la Flash de l’Uac en INMAAC



Un Workshop expérimental   pour le rendre visible

Depuis environ un an, le département des Arts de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (FLASH) de l’université d’Abomey-Calavi a été transformé en Institut National des Métiers d’Arts, d’Archéologie et de la Culture (INMAAC). Les responsables de cet institut avec l’appui du Fonds  des Arts et de  la Culture (FAC) ont  initié il y a quelques semaines, un Workshop expérimental (Atelier de travail) pour le rendre visible.

Rendre visible le département des Arts de la Flash de l’UAC devenu  Institut National des Métiers d’Arts, d’Archéologie et de la culture (INMAAC) en montrant aux autorités et au public ses activités. Tel est l’objectif de ce Workshop expérimental. Effectivement cette structure qui est  d’une grande utilité pour le développement de la culture béninoise, n’est pas connue du grand public, même des étudiants qui sont les premiers concernés.  Pendant plusieurs jours  en effet, les étudiants, une cinquantaine,  étaient en atelier de réalisation d’œuvres d’arts sous la houlette des experts des arts comme Coffi Gaou et la sœur Henriette Goussikindey. Cette initiative qui est une première dans l’histoire de l’Université nationale du Bénin (UNB) a permis aux étudiants de l’institut de réaliser des œuvres qui ont été exposées au public. Quatre filières sont ouvertes à l’INMAAC et forment en art plastique, art dramatique, musique et en master de management de la culture et du tourisme. La première promotion est sortie il y a un an. Pour le premier vice-recteur chargé des affaires académiques de l’université d’Abomey-Calavi, le professeur Maxime da Cruz, « Ce qui se fait dans ce département est l’exemple le plus élogieux de l’obligation ». Ce professeur de linguistique a félicité les responsables de l’institut pour leur détermination et leur courage, les élèves pour leur talent. Maxime da Cruz pense que les étudiants de l’INMAAC ont choisi les filières d’avenir. Il les rassure  de l’accompagnement du rectorat. L’INMAAC a à sa tête un duo dynamique, le professeur Pierre Médéhouègnon le directeur et son adjoint Romuald Tchibozo ; sans oublier les autres enseignants qualifiés et compétents.

Louis Tossavi


               Prof Pierre Médéhouègnon, directeur de l’INMAAC




 Des témoignages…      

Fernand Nouwligbèto, enseignant au département des Lettres Modernes et vacataire à l’INMAAC.

‘’ C’est une première…c’est unique’’

« Je représente ici le département des Lettres Modernes. C’est un évènement majeur et c’est unique dans l’histoire de l’Uac. C’est unique parce que l’université est créée depuis des décennies et c’est ce jour qu’on assiste véritablement à l’implantation d’un site pour ce département des arts ou cet institut. C’est une première parce que nous avons ici en face de nous les étudiants  de cet institut qui nous ont présenté leurs réalisations, tant dans le domaine du théâtre, de la musique, de la sculpture que de la peinture. Nous pouvons dire que nous avons maintenant une FLASH. L’UAC est même allée plus loin en détachant ce département des arts de la Flash, en créant un institut à part. C’est une excellente chose qu’on ne peut qu’encourager »


Pierre Médéhouègnon, directeur de l’INMAAC


‘’ La première condition pour intégrer l’INMAAC, c’est d’avoir le baccalauréat’’

« C’est d’abord l’intention de nous manifester pour nous rendre visible. C’était le département des Arts et depuis environ un  an, le ministère du tourisme et de la culture  a bien voulu transformer ça en institut national des métiers d’arts, d’archéologie et de la culture. Nous avons un site d’un hectare sur lequel nous sommes. C’était de la brousse ; nous avons demandé au Fonds d’Aide à la Culture (FAC) de nous aider pour attirer les journalistes, les autorités et le public vers ici pour montrer que l’université a mis à notre disposition, un espace sur lequel nous pouvons construire notre institut. C’est important pour nous parce que cela permet  de chercher le financement pour réaliser les divers bâtiments, les diverses infrastructures que nous voulons mettre ici. On a prévu des amphis, des salles de cours, des studios de musique etc     . Tout ceci va nous coûter dans un premier temps 900 millions,  suivra après un autre grand projet qui va permettre d’équiper les bâtiments. Aujourd’hui, nous avons une cinquantaine d’étudiants. La première condition pour intégrer l’INMAAC, c’est d’avoir le baccalauréat avant de s’inscrire en licence. Nous sommes en train d’étudier les possibilités de faire venir les professionnels qui n’ont pas le bac, mais qui ont des talents, pour leur faire des formations continues. Sur cette base, nous allons les prendre dans le Système des Validations d’Acquis et d’Expérience, des validations d’acquis professionnels. Tout cela est en cours et j’espère que d’ici la rentrée prochaine, nous allons démarrer »


Romuald Tchibozo, Directeur adjoint de l’INMAAC


’ On souhaite que les partenaires viennent nous appuyer pour faire grandir notre école’’

« L’enseignement se déroule très bien à l’INMAAC. Nous avons pour l’instant très peu d’enseignants permanents. Nous avons beaucoup d’intervenants extérieurs, donc des vacataires. Notre doléance, c’est d’avoir plus de collègues  permanents pour que l’enseignement se déroule comme souhaité. Le principal partenaire, c’est le Fonds d’Aide à la Culture. Nous souhaitons élargir notre vision et nos partenariats dans le pays, parce que c’est pour la première fois qu’un Institut est mis en place au Bénin pour les métiers de la culture. On souhaite que les partenaires viennent nous appuyer pour faire grandir notre école. Notre vision est très ambitieuse, parce que c’est l’outil du développement culturel du Bénin. C’est cet outil que nous allons utiliser pour transformer notre vision. Nos besoins sont énormes, parce que nous avons un site mais nous n’avons pas d’infrastructure. Nous n’avons pas encore les salles de cours, les bureaux, les ateliers pour nos étudiants. Nous avons besoin d’un jeu complet d’orchestre pour nos étudiants en musique. Nous avons des besoins de matériels pour les arts plastiques, les arts dramatiques etc . Comme nous avons le site déjà, nous sollicitons les partenaires pour nous accompagner ».


Coffi Gaou, expert

‘’ Même si le FAC met un milliard pour construire cet institut, il ne va pas regretter’’


« Quand moi je suis rentré en 1989, j’étais allé voir le doyen de la Flash. Deux ou trois fois il m’a reçu. Ce que je disais en 1990, c’est en 2016 que cela se réalise. Je suis content. Moi je ne savais même pas qu’il a été créé un département des Arts à la Flash ; et il est même devenu aujourd’hui Institut National des Métiers des Arts, d’Archéologie et de la culture. On ne peut jamais évoluer sans la culture. La culture, c’est une mine d’or à ciel ouvert à exploiter avec les arts inventifs et spéculatifs. Il faut inventer et protéger pour que demain cela devienne de l’argent à monnayer. Le travail manuel, c’est un travail concret. Cet institut a de fortes chances de dépasser tous les autres que nous avons au Bénin. Parce qu’il y a du concret. Moi je ne veux intervenir que dans les domaines où demain on va tirer des professionnels. Même si le FAC met un milliard pour construire cet institut, il ne va pas regretter. Nous sommes sur la bonne piste ».